Moins de 4 bébés sur 10 nourris au sein

Publié le 30 juillet 2009 | Modifié le 24 décembre 2015

A l’occasion de la semaine de l’allaitement maternel, l’Unicef rappelle les bienfaits de cette pratique, notamment pour la prévention de la malnutrition. Zoom sur le Nigéria.

A l’occasion de la semaine de l’allaitement maternel, l’Unicef rappelle les bienfaits de cette pratique, notamment pour la prévention de la malnutrition. Zoom sur le Nigéria.

Aujourd’hui, dans le monde, seulement 38% des nourrissons bénéficient d’un allaitement maternel exclusif. Le Nigéria est au-dessous de cette moyenne. « Au Nigéria, seulement 13 % des nourrissons sont exclusivement nourris au sein pendant leurs six premiers mois, explique Ann Veneman. Pourtant, le lait maternel répond parfaitement à leurs exigences nutritionnelles durant cette période de leur vie ».

En visite au Nigéria à l’occasion de la semaine de l’allaitement maternel qui a lieu du 1er au 7 août, la directrice générale de l’Unicef a rappelé les bienfaits de l’allaitement maternel pour les bébés contre la dénutrition et les maladies.

Au Nigéria, état le plus peuplé d’Afrique, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans a certes baissé, passant de 230 morts pour 1 000 naissances en 1990 à 189 pour 1000 en 2007. Mais le pays représente encore 12% des décès d’enfants de moins de cinq ans dans le monde.

Prévenir 12 à 15% des décès

« La dénutrition est une cause sous-jacente d’un tiers des décès des enfants de moins de cinq ans, poursuit Ann Veneman. Dans les situations d’urgence, les enfants et les familles en sont souvent réduits à survivre sans alimentation appropriée, sans eau salubre et sans moyens d’assainissement. L’allaitement au sein constitue une excellente source de nutrition pour les nourrissons et, notamment en l’absence d’eau salubre, il aide les jeunes enfants à éviter de dangereuses maladies d’origine hydrique comme la diarrhée. »

 
La revue médicale The Lancet estime ainsi qu’un allaitement maternel optimum dans les deux premières années de vie, et en particulier un allaitement exclusif pendant les six premiers mois, peut être, de toutes les interventions de prévention, celle qui est la plus efficace pour la survie de l’enfant. Cette mesure pourrait prévenir de 12 à 15% de tous les décès d’enfants de moins de cinq ans dans le monde en développement.

« Ces 10 dernières années, on a enregistré une hausse supérieure à 20 % du taux d’allaitement maternel exclusif dans 14 pays, dont certains ont vécu des catastrophes et des crises, explique encore la directrice générale de l’Unicef. Lorsqu’on reconnaît l’importance de l’allaitement maternel et lorsqu’on s’efforce, de manière concertée, de le promouvoir et de continuer à le pratiquer, des progrès sont possibles, même dans les périodes difficiles.»

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