Morte en couches à 12 ans

Publié le 15 septembre 2009 | Modifié le 25 avril 2016

Fawziya, jeune Yéménite de 12 ans, n’a pas survécu à sa grossesse. Fillette mariée de force, elle a souffert durant trois jours d’un accouchement calvaire.

Ann Veneman, directrice générale de l’Unicef, exprime sa peine après la nouvelle de la mort de la petite Fawziya et de son bébé. « C’est avec une grande tristesse que nous avons appris la mort de Fawziya Youssef, jeune Yéménite de 12 ans. Fawziya a été forcée au mariage précoce avec un homme d’au moins deux fois son âge. Elle était  tombée enceinte. Selon les médias,  Fawziya et son bébé sont morts après avoir lutté pendant trois jours de travail.»

Cinq fois plus de risques

« Les mariages précoces violent les droits de l’enfant de la manière la plus déplorable, poursuit Ann Veneman. Plus la fillette est jeune lorsqu’elle tombe enceinte, plus les risques pour sa santé et celle de son bébé sont élevés. Les filles qui accouchent avant l’âge de 15 ans ont cinq fois plus de risques de mourir en couches qu’une femme âgée d’une vingtaine d’années. »

Le triste cas de la petite Fawziya rappelle celui de Nojoud, jeune Yéménite mariée puis divorcée à 10 ans. La petite a parcouru le monde pour raconter son histoire. Mais les mariages précoces au Yémen n’ont pas pris fin pour autant.

 « Les mariages précoces nient l’enfance de ces fillettes, les privent d’éducation, conclut Ann Veneman.  Des tragédies comme celle-ci soulignent le besoin urgent de protéger mieux les droits des femmes et des enfants, en particulier des petites filles. Les mariages précoces sont le résultat de la pauvreté et de l’ignorance. Les causes sous-jacentes de ces mariages d’enfants doivent être encore combattues pour que des morts tragiques comme celle des Fawziya et de son bébé soient évitées. »

Par ailleurs, le Yémen est actuellement en proie à un conflit qui affecte le nord-ouest du pays. En savoir plus.

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