Nana, 13 ans, militante de l’hygiène contre la maladie

Publié le 02 octobre 2012 | Modifié le 31 mars 2016

Au nord du Nigéria, un programme de l’UNICEF œuvre pour la prise de conscience de l’importance de l’hygiène et du lavage des mains dans la survie des enfants. Avec le soutien actif de Nana.

Il est des ambassadeurs dont on ne soupçonne pas la précocité. À 13 ans, Nana Mohammed Umiar est devenue une sorte de porte-parole du projet Eau, assainissement et hygiène, dit « Wash », soutenu par l'UNICEF à l’école primaire de Lafiyaro dans l'État du Katsina, au nord du Nigéria. Là-bas, on apprend aux enfants que l'eau doit aider à prévenir la maladie, et non en être la cause.

 

Les enjeux sont énormes : au Nigéria, un enfant sur sept meurt avant l'âge de cinq ans, souvent à cause de maladies d'origine hydrique. Ces décès pourraient être évités grâce à une meilleure hygiène et au lavage des mains, qui font ici partie intégrante des enseignements. Depuis le mois d'août de l'année dernière, l'école de Lafiyaro est au centre d'un projet pilote soutenu par l'UNICEF qui fournit à l'établissement une pompe à eau et des latrines, tout en participant à l’émergence d’une culture de la propreté.

 

À l’école des bonnes pratiques

 

En peu de temps, l’école est devenue un modèle pour la promotion des bonnes pratiques dans trois des communautés voisines. Grâce, notamment, à l’activisme de Nana qui a très vite compris les enjeux du programme et prêche la bonne parole auprès de ses petits camarades. Elle sait que le fait de ne pas se laver les mains avant de préparer à manger ou après être allé aux toilettes « nous expose, nous les enfants, à des maladies dangereuses comme le choléra ». De son pas décidé, Nana fait le tour de l'école et indique les endroits stratégiques qu’elle connaît par coeur, comme les énormes cuves d'eau et les bouilloires en plastique rouge destinées aux élèves pour qu'ils se lavent les mains.

 

Mais « il ne s'agit pas seulement de fournir des équipements à l'école, explique la spécialiste Wash de l'UNICEF, Theresa Pamma. Il s'agit aussi d'apporter aux enfants la bonne information de manière qu'ils prennent des décisions en connaissance de cause. Nous assistons ainsi aux séances de lavage des mains aux moments critiques ».

 

L’eau, question centrale

 

À deux kilomètres de l’école, au domicile de sa famille, Hawa, la mère de Nana, rayonne de fierté à propos de sa fille. « Depuis que Nana a commencé à apprendre l'hygiène à l'école, la vie de la famille s'est améliorée parce qu'elle l'enseigne à nous aussi. J'ai remarqué que depuis mes enfants tombaient malades moins souvent ». Comme en échos aux déclarations de sa mère, Nana attrape les mains de sa jeune sœur et les frotte énergiquement avec du savon et de l'eau. L’eau, une denrée rare dans cette région désertique, où l’UNICEF aide à fournir des comprimés de sulfate d'aluminium, indispensables pour la décontaminer. Une solution provisoire, en attendant que le gouvernement décide de raccorder le village au réseau d’eau le plus proche. Peut-être le prochain combat de Nana.

Que fait l'UNICEF avec vos dons ?

Exemples :

 

0,48 € = 50 comprimés de purification de l’eau. Chaque comprimé traite 4 à 5 litres d’eau, permettant aux enfants de boire en toute sécurité.

 

48,80 € = 30 seaux en plastique de 10 litres chacun pour le transport et le stockage de l’eau.

 

97,60 € = 600 doses de vaccin contre la rougeole.

 

1 382 € = 1 kit sage-femme contenant des médicaments de base, du petit matériel médical et du matériel de stérilisation pour 50 accouchements normaux. Ce kit est vital pour les femmes enceintes dans des situations d’urgence.

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