Nawwar, enfant réfugié syrien : « Je suis content d’être en Allemagne parce qu’il n’y a pas la guerre »

Publié le 02 juin 2016 | Modifié le 19 septembre 2018

Nawwar, petit garçon de 7 ans, et sa famille ont fait le difficile et dangereux voyage qui les a menés de leur Syrie natale vers l’Allemagne avec l’aide d’amis imaginaires… des ours polaires. Maintenant, il vit en sécurité à Berlin et peut retourner à l’école où il s’est fait un ami allemand du même âge, bien réel celui-ci, Alec. Une belle leçon d’amitié.

Comment un enfant fait-il face à une traversée en mer dangereuse alors que sa famille fuit la Syrie en quête d’une vie plus sûre en Europe ? Pour Nawwar, 7 ans, c’est un groupe de sympathiques ours polaires imaginaires flottant sur de la glace qui ont protégé sa famille tandis qu’ils voyageaient en mer sur une embarcation de la Turquie vers la Grèce

« Quand nous sommes montés sur le bateau, nous avons aperçu de gentils ours polaires, raconte Nawwar de façon catégorique. La meilleure partie de mon voyage, ça a été avec les ours blancs. »

Un dangereux périple

Au cours de l’année dernière, des centaines d’enfants se sont noyés lors de ce périple, beaucoup d’entre eux étaient des bébés et de jeunes enfants. Nawwar et sa famille figurent parmi ceux qui ont eu de la chance de survivre à ce périple.
« La partie la plus difficile, c’était de dormir sur des rochers et de monter et d’escalader des montagnes, de monter et de descendre, explique Nawwar. Ce voyage a vraiment été dur. »

Une école et un ami

En début de cette année, Nawwar arrive à Berlin et s’inscrit à l’école Nelson Mandela, une école internationale de notre partenaire l’UNESCO et qui accueille des élèves de différentes nationalités. Ces élèves sont originaires de plus de soixante pays différents et les enfants y suivent sont un programme bilingue en anglais et en allemand.
« En Syrie, je n’allais même plus à l’école », raconte Nawwar. Son retour à l’école lui a été rendu plus facile grâce à un autre garçon de 7 ans, Alec, qui a servi à Nawwar de traducteur allemand. Tous les deux sont devenus rapidement proches l’un de l’autre. « Alec est un bon camarade et je joue beaucoup avec lui, se réjouit Nawwar. Nous jouons au LEGO et à  Minecraft. »

Quant à Alec, il parle avec fierté de son nouvel ami. « C’est vraiment intéressant qu’il soit allé si loin, explique Alec. Il est parti de Syrie, s’est rendu en Turquie puis en Grèce et finalement en Allemagne. Et il a déjà tant appris en allemand. C’est vraiment extraordinaire. »

 
Nawwar (à gauche) et Alec (à droite) à l’école Nelson Mandela à Berlin. Tous les deux sont devenus très bons amis quand Alec a servi de traducteur à Nawwar lors de son arrivée. Aujourd’hui, Nawwar est un excellent élève et continue à se faire beaucoup d’amis. © UNICEF Video

Un accueil chaleureux pour un enfant très bon en lecture

Comme dans le cas de nombreux Syriens, Nawwar a appris à parler anglais lorsqu’il était tout jeune. Bien qu’il ait dû quitter l’école à cause des combats, ses aptitudes en classes ont impressionné Alec. 
« Je voudrais vous dire que c’est l’un des élèves qui, dans notre classe, lit le mieux, affirme Alec. Et, jusqu’à présent, il s’est fait beaucoup d’amis et il s’en fera probablement encore plus au cours de cette année scolaire, et à l’école c’est tout simplement un bon élève. » 

Alec conclut tout simplement ainsi : « Tout le monde est très heureux de l’avoir ici. ».
Ces deux garçons, aux parcours de vie diamétralement opposés, se retrouvent en amis car ils parlent le même langage, celui du cœur. Et nous donnent ainsi une belle leçon d’amitié et d’humanité.

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