Nigéria : 800 000 enfants forcés de fuir les violences

Publié le 05 mai 2015 | Modifié le 31 mars 2016

Un an après l’enlèvement de plus de 200 filles à Chibok au Nigéria, l’UNICEF rappelle l’impact dévastateur du conflit sur tous les enfants dans la région. La situation humanitaire s’aggrave.

Il y a un an la campagne #BringBackOurGirls mobilisait l’attention du monde. Des milliers d’autres enfants ont été exposés à une violence inimaginable au Nigéria.
 
Au total, plus de 14 000 personnes ont été tuées et 1,5 million de personnes, dont 800 000 enfants, ont dû fuir ces violences. Le nombre d’enfants déplacés ou réfugiés a plus que doublé en moins d’un an.
« L’enlèvement des filles de Chibok n’est que l’une des atrocités sans fin perpétrées à une échelle effroyable au Nigéria et dans la région » déplore Manuel Fontaine, directeur régional de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et centrale.
 
Depuis le début du conflit, un nombre incalculable d’hommes, de femmes et d’enfants ont été enlevés, battus, recrutés de force ou forcés de fuir. Les femmes et les filles sont violées et utilisées comme esclaves sexuelles pour les combattants de Boko Haram.

Les écoles sont une cible prioritaire de Boko Haram

Dans le nord du Nigéria, Boko Haram fait parler les armes et impose la terreur aux populations. Ce groupe armé vise spécifiquement les écoles dont l’enseignement est jugé trop occidental. Fin 2014, plus de 300 écoles avaient été endommagées ou détruites et au moins 196 enseignants et 314 élèves avaient été tués. D’autres écoles ferment : les parents ne veulent plus y envoyer leurs enfants de peur d’une attaque.

Vers un retour à la vie normale des enfants


 
En 2014, l’UNICEF a pu aider 60 000 enfants déplacés au Nigéria ou réfugiés dans les pays voisins Niger, Cameroun et Tchad. L’UNICEF travaille avec ses partenaires pour fournir de l’eau potable, construire des écoles temporaires et offrir un accès aux services de soins. Un dispositif de soutien psychosocial est aussi mis en place pour aider les enfants à surmonter leur traumatisme.
 
L’UNICEF veut attirer l’attention sur l’impact dévastateur de ce conflit pour tous les enfants de la région avec la nouvelle campagne #BringBackOurChildhood.
« Ces enfants ont le droit qu’on leur rende leur enfance » défend Manuel Fontaine.
 
Pour en savoir plus :
Enfants du Nigéria : surtout, ne pas attendre

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