Ouganda : « une bombe à retardement »

Publié le 30 mars 2010 | Modifié le 31 mars 2016

Plusieurs semaines après les glissements de terrain meurtriers qui ont enseveli trois villages dans l'est de l'Ouganda, il faut continuer de se mobiliser pour les personnes dans le besoin.

Les glissements de terrain survenus le 1er mars à l’est du pays ont fait plus de 80 morts et des centaines de personnes ont été déplacées. Plusieurs milliers de personnes ont trouvé refuge dans le campement provisoire de Bulucheke, installé par le gouvernement pour les familles affectées.
Pour éviter l'apparition de tout type de maladie, l'Unicef apporte son soutien au gouvernement et aux partenaires non gouvernementaux dans la mise en place de systèmes de purification de l'eau dans tous les foyers. Il tente également de distribuer plus de 5 000 moustiquaires imprégnées d'insecticide pour la prévention et la protection contre le paludisme.

Paludisme et choléra

Depuis plusieurs jours, les habitants du district de Butaleja commencent à rentrer chez eux. Les autorités sanitaires et les travailleurs humanitaires peuvent désormais s'occuper des latrines à fosse submergées et des mares d'eau stagnante que l'on trouve un peu partout dans la zone touchée. De telles conditions sanitaires risquent de causer des épidémies de paludisme et de choléra. La combinaison de ces deux maladies dans une situation post-inondation est une « bombe à retardement », comme le souligne un agent de l’Unicef.

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