Pakistan, 2 ans après le séisme : une aide pour les plus inaccessibles

Publié le 07 octobre 2007 | Modifié le 04 janvier 2016

Deux ans après le terrible séisme qui a frappé le Pakistan, une équipe de l’Unicef France s’est rendue sur place afin d’évaluer les actions mises en place. La générosité des donateurs français a joué un rôle essentiel dans la reconstruction.

Eau, santé, éducation, protection : les actions mises en place par l'Unicef sont multiples. Deux ans après le séisme survenu au nord-est du Pakistan le 8 octobre 2005, une équipe de l’Unicef France est allée évaluer les activités.

Beaucoup moins médiatisée que le tsunami un an avant, cette catastrophe a eu beaucoup moins d’impact auprès du reste du monde. Cependant les donateurs français ont été sensibles à la situation des Pakistanais touchés par ce tremblement de terre.

Afin de constater les réponses apportées à ce séisme, Jacques Hintzy, le président de l’Unicef France s’est rendu dans ces villages touchés par la catastrophe, des villages souvent inaccessibles par la route : "Les Français ont contribué à hauteur de plus de 5 millions d’euros à la reconstruction, il est donc de notre devoir de se rendre compte sur place de ce qui a été fait, des programmes qui ont été conduits et des résultats qui ont été obtenus".

L’objectif de l’organisation et de ses partenaires est de reconstruire mieux et de renforcer les différents services. « L’Unicef est fidèle à son engagement d’atteindre ceux qui sont loin et inaccessibles », a souligné Jacques Hintzy.

Plus de 400 000 enfants sont retournés en primaire, dont 21 000 qui n’étaient jamais allés à l’école auparavant. L’Unicef a distribué des tentes, du matériel scolaire et forme du personnel parascolaire pour rendre opérationnelles plus de 4 000 écoles. Plus de 500 écoles de transition et 500 écoles primaires permanentes vont être construites. « Nous voudrions aller jusqu’au bout de la reconstruction de toutes les écoles qui ont été détruites. L’objectif est d’atteindre 100% d’inscriptions à l’école primaire et 30% chez les enfants qui ne sont jamais allés à l’école », a ajouté le président de l’Unicef France

Plus d’un million d’enfants âgés de 6 mois à 15 ans ont été vaccinés contre la rougeole et plus de 21 000 enfants et mères souffrant de malnutrition ont reçu un traitement. Près de 100 infrastructures de santé ont été rééquipées en médicaments, matériel de santé, et personnel, au bénéfice d’1,5 million de personnes. L’Unicef veut faciliter l’accès aux services de santé primaire pour au moins 400 000 familles et prévoit pour cela de reconstruire 55 centres de santé dans les endroits les plus reculés.

L’accès à l’eau potable reste un énorme défi dans une région particulièrement escarpée. 4 000 réseaux de distribution d’eau ont été détruits ou endommagés par le séisme. Plus 300 systèmes de distribution d’eau ont été installés dans les zones rurales, bénéficiant à plus de 300 000 personnes. Plus de 38 000 latrines ont été installées pour 700 000 personnes ainsi que des installations d’eau et assainissement dans des camps de déplacés, des écoles et hôpitaux.

L’Unicef a reçu près de 128 millions d’euros pour mettre en place ses interventions dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la protection. Cependant l’organisation a encore besoin de 50 millions d’euros pour pouvoir respecter ses engagements auprès des enfants et des femmes affectés par le séisme.

En savoir plus

Le 8 octobre 2005, un séisme d'une magnitude 7,6 a dévasté la région de Muzzafarabad au Nord-Est d’Islamabad. L’impact du séisme a également été ressenti en Inde, en Afghanistan et en Chine. 73 000 personnes ont perdu la vie, dont 17 000 écoliers et 900 professeurs. 42 000 enfants sont devenus orphelins (de père, de mère ou des deux parents. Plus de 3 millions de personnes ont perdu leur maison, 8 000 écoles ont été détruites ou endommagées et 80% des infrastructures de santé ont été détruites ou endommagées.

Les zones touchées par le séisme, situées au Nord du Pakistan sont extrêmement montagneuses et très difficiles d’accès. De très nombreux villages du Cachemire pakistanais ne sont accessibles que par des chemins de montagne. Les matériaux pour la reconstruction ont du être acheminés à dos de mule ou d’homme.

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