Pakistan : 700 000 enfants privés d’école en septembre ?

Publié le 06 juillet 2009 | Modifié le 31 août 2015

Les 2 millions de déplacés ont toujours besoin d’eau, de vivres, de soins. Parmi eux, 150 000 personnes ont trouvé refuge dans des écoles, ce qui menace la prochaine rentrée des classes.

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Les familles qui ont fui les combats dans la province de la frontière du nord-ouest sont toujours déplacées dans des camps mais surtout dans des communautés. Hors des camps, les populations sont ainsi hébergées par des familles d’accueil ainsi que dans des établissements publics et privés. 150 000 déplacés ont aujourd’hui une école pour abri, occupant ainsi les établissements de 700 000 petits écoliers. Il faut trouver rapidement un autre hébergement pour ces déplacés pour ne pas menacer la prochaine rentrée scolaire pakistanaise. Et rendre ces 3 700 écoles occupées aux enfants d’ici quelques semaines. S’ils ne sont pas accueillis en septembre, de nombreux jeunes pourraient abandonner définitivement l’école. Il reste cependant difficile d’aider les familles logées hors des camps. «Nous sommes confrontés à un défi humanitaire unique au Pakistan, car la grande majorité des déplacés cherchent refuge dans les communautés, qui sont beaucoup plus difficiles à identifier et à approvisionner que les camps» explique Louis-Georges Arsenault, directeur des programmes d’urgence de l’Unicef. Dans les camps, les besoins essentiels des populations sont pourvus mais 1,8 million de personnes déplacées n’ont pas rejoint ces structures. Dans les bâtiments scolaires devenus camps de fortunes, les familles vivent dans une grande précarité. Rareté de l’eau potable, rareté des sanitaires. Les équipes humanitaires rencontrent des difficultés pour accéder à ces populations dans le besoin. Il faut aujourd’hui soutenir ces déplacés et les aider à trouver d’autres abris, moins précaires.

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