Philippines : « Je peux enfin retourner à l’école ! »

Publié le 29 janvier 2014 | Modifié le 02 février 2016

Après que le typhon Haiyan a frappé les Philippines le 8 novembre 2013, vous avez été nombreux à envoyer vos dons pour nous aider dans nos actions auprès des familles sinistrées. Grâce à ces soutiens, l’appel de fonds est couvert, et Rhonalyn, Michel et bien d’autres enfants ont pu retrouver le chemin de l'école… Ils témoignent.

Philippines, 8 janvier 2014. Alors que le soleil se lève sur l’océan, le quartier de San Roque s’anime. Les enfants se lavent, prennent leur petit déjeuner et se préparent pour aller à l’école – « comme avant ». Aujourd’hui est un grand jour, celui de la réouverture officielle des écoles, tout juste deux mois après le passage du typhon Haiyan qui a dévasté le pays.
 
« Notre école avait 17 classes, explique Myra Salve, enseignante. Après le typhon, il n’en restait plus qu’une… »
 
Neuf élèves de l’école ont perdu la vie, et Michel, 13 ans, pleure encore la perte de l’une des enseignantes. « Ma maîtresse était comme une deuxième mère pour moi. Elle est morte à cause du typhon. Je voudrais pouvoir remonter le temps, mais je ne peux pas, dit-il en essuyant ses larmes. Je voudrais finir mes études pour qu’elle soit fière de moi… »

 
 

Des sourires sur le chemin de l’école

 
C’est l’heure. Des dizaines d’enfants se dirigent, impatients, vers les deux grandes tentes blanches et les six salles classes en structure légère qui forment désormais la nouvelle école. Parmi eux Rhonalyn, 13 ans, un grand sourire sur les lèvres : « Je suis tellement contente de reprendre l’école ! Quand je serai grande, je voudrais être professeur, pour aider les enfants à apprendre. L’école c’est important parce qu’on y apprend à lire, à écrire et à respecter les autres ».
 
Les enfants de San Roque ont vécu l’expérience traumatisante du typhon, et depuis, en subissent chaque jour les conséquences – la vie dans des maisons de fortune, dans des tentes provisoires ou dans des centres d’évacuation. Pour eux, retourner à l’école signifie reprendre une routine et commencer à retrouver une vie normale. Pour leurs parents, la reprise des cours est synonyme de temps libre pour reconstruire les maisons et rétablir les moyens de subsistance.
 
Pour assurer à nouveau une éducation aux enfants affectés par la catastrophe, l’UNICEF a, dans les zones sinistrées, fourni du matériel pédagogique et récréatif, et mis en place des espaces d’apprentissage temporaires, ainsi que des installations d’eau et des toilettes dans les écoles.
 

« L’éducation, seul héritage que nous pouvons leur donner »

 
Les bienfaits de l’éducation dans les sociétés en situation de crise ou d’après crise sont considérables. Pendant les situations d’urgence, les enfants qui vont à l’école peuvent être pris en charge dans un environnement protecteur. En rétablissant une routine quotidienne et en aidant à restaurer un sentiment de normalité, les écoles comme celle de San Roque deviennent des espaces thérapeutiques au milieu de la destruction. Elles aident les familles à se relever en donnant aux parents le temps d’organiser leur vie.
 
Pour Marites, la mère de Michel, il s’agit d’une étape importante. « Peu importe l’ampleur de cette tragédie, nos enfants ont besoin de retourner à l’école, affirme-t-elle. L’éducation est le seul héritage que nous pouvons leur donner. Je veux que Michel et mes autres enfants étudient. Je ne veux pas qu’ils connaissent les difficultés que j’ai connues ».
 
L’éducation est un puissant outil porteur de changement positif. Pour Rhonalyn, Michel et les autres, c’est également la base d’un avenir synonyme d’espoir et de possibilités.
 
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Les besoins financiers pour l'urgence aux Philippines sont couverts pour l'année 2014.
MERCI !
Grâce à la générosité de ses donateurs, le Comité français pour l’UNICEF (UNICEF France) a collecté 3 millions d'euros en France en faveur des enfants victimes du typhon qui a frappé les Philippines le 8 novembre dernier. Ces sommes ont permis aux équipes de l'UNICEF sur place et à leurs partenaires de couvrir les besoins immédiats et de contribuer à la remise sur pied des services de base, dans le cadre du mandat de notre organisation.
 
Les besoins financiers pour cette crise ayant été couverts pour 2014 grâce à un formidable élan de solidarité international, et conformément aux engagements stipulés dans ses appels aux dons lors d’urgences, l'UNICEF France a décidé de réallouer 21% de cette somme aux enfants et familles affectés par le conflit en République centrafricaine.
 
En effet les conséquences humanitaires de grande ampleur des violences intercommunautaires (déplacements de populations, maladies, malnutrition, etc.) nécessitent la mise en œuvre de programmes de secours et de protection massifs par l'UNICEF et les acteurs de l'aide. Ces efforts vitaux sont aujourd'hui sous-financés, c'est pourquoi l'UNICEF France appelle ses donateurs à se mobiliser.

Bilan d’actions aux Philippines en un coup d’œil

 
Grâce à vous aux Philippines…
  • 877 557 personnes ont retrouvé l’accès à de l’eau potable
  • 74 412 enfants ont été vaccinés contre la rougeole10 500 enfants sont protégés dans des espaces amis des enfants
  • 44 800 enfants continuent leur éducation dans 448 espaces temporaires

[Données en date du 29/01/2014]

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