Philippines : Kathlyn, bébé de l’après typhon

Publié le 24 décembre 2013 | Modifié le 02 février 2016

Kathlyn est un bébé né 11 jours après le passage du typhon Haiyan, qui a détruit littéralement la maison de sa famille et emporté la vie de ses grands-parents qu’elle ne connaitra jamais. Aujourd’hui, elle est protégée et prise en charge avec sa maman Cristina dans un espace d’accueil à Tacloban, financé par l’UNICEF et ses partenaires.

« Cet endroit me permet de me relaxer… » raconte sobrement Cristina, jeune maman de Kathlyn, née à l’hôpital public seulement 11 jours après le passage dévastateur du typhon aux Philippines. « La situation est très stressante mais quand je viens ici avec Kathlyn, nous sommes détendues et je peux oublier mes problèmes. »
À Tacloban, l’UNICEF et ses partenaires ont financé quatre espaces de protection de l’enfance, sous forme de tentes, qui permettent aujourd’hui à Cristina et Kathlyn de se sentir en sécurité. Car après la joie de l’accouchement, il s’en suit des défis pour elle. Commencer le long chemin de la reconstruction…

Un lieu d’accueil pour les mères, un lieu sûr pour les bébés

Depuis le passage du typhon, beaucoup de mères ont été hébergées dans des centres d’hébergement, là où sont nés des bébés dans un contexte difficile. Pour certaines mamans, c’était même leur premier accouchement. C’est pourquoi l’UNICEF a mis en place des tentes «amies des bébés», quatre précisément à Tacloban et une autre dans la municipalité de Dulga.
 
Ces espaces donnent aux mères et à leurs bébés un endroit propre, sûr et calme pour récupérer du choc du typhon. C’est aussi un lieu adapté pour les mères allaitantes, évitant ainsi les centres d'hébergement surpeuplés où elles y vivent.
 
Dans ces espaces, il y a des activités organisées pour les mères et les bébés afin de se sentir mieux. Les professionnels sur place enseignent, par exemple, aux mamans comment faire des exercices de relaxation avec leurs bébés. Les groupes de thérapie aident aussi les mères à extérioriser leurs sentiments.

Partager ses sentiments, un pas vers le rétablissement

Dans ce genre de situation difficile, partager ses sentiments est une étape importante vers le rétablissement des mamans. « Les mères n'ont pas eu le temps après le typhon d‘ exprimer leurs sentiments, explique la psychologue Nuria Díez Carrillo. Elles ont été trop occupées à essayer de trouver de la nourriture et de l'eau pour leurs enfants, de les protéger. Elles sont épuisées, stressées et apeurées, ce qui affecte leur attachement à leurs enfants. Pour elles, ces tentes représentent la première fois où elles ont arrêté de pleurer ».
 
Jour après jour, les parents de Kathlyn reconstruisent une maison, qu’elles regagnent progressivement. Le chemin de la reconstruction matérielle et personnelle est encore long, mais nous y avançons. Grâce à vous.
 

 
Rappelons l’importance de vos dons et à quel point ils sont précieux pour les enfants philippins.
Merci pour eux
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Les besoins financiers pour l'urgence aux Philippines sont couverts pour l'année 2014.
MERCI !
Grâce à la générosité de ses donateurs, le Comité français pour l’UNICEF (UNICEF France) a collecté 3 millions d'euros en France en faveur des enfants victimes du typhon qui a frappé les Philippines le 8 novembre dernier. Ces sommes ont permis aux équipes de l'UNICEF sur place et à leurs partenaires de couvrir les besoins immédiats et de contribuer à la remise sur pied des services de base, dans le cadre du mandat de notre organisation.
 
Les besoins financiers pour cette crise ayant été couverts pour 2014 grâce à un formidable élan de solidarité international, et conformément aux engagements stipulés dans ses appels aux dons lors d’urgences, l'UNICEF France a décidé de réallouer 21% de cette somme aux enfants et familles affectés par le conflit en République centrafricaine.
 
En effet les conséquences humanitaires de grande ampleur des violences intercommunautaires (déplacements de populations, maladies, malnutrition, etc.) nécessitent la mise en œuvre de programmes de secours et de protection massifs par l'UNICEF et les acteurs de l'aide. Ces efforts vitaux sont aujourd'hui sous-financés, c'est pourquoi l'UNICEF France appelle ses donateurs à se mobiliser.
 

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