Pour une génération libérée du sida

Publié le 30 novembre 2009 | Modifié le 21 avril 2016

Cet espoir est à notre portée. Cinq ans de campagne Unicef contre le sida ont fait beaucoup pour les enfants. Mais il faut renforcer les systèmes de santé et permettre l’accès de tous aux services sanitaires et sociaux.

Ce 1er décembre, journée mondiale du sida, l’Unicef indique que près de 430 000 enfants ont été infectés en 2008, portant à 2,1 millions le nombre d’enfants de moins de 15 ans vivant avec le VIH/sida.

Le nombre d’enfants de moins de 15 ans des pays en développement qui reçoivent un traitement antirétroviral a fortement progressé. En 2008, 275 000 enfants âgés de moins de 15 ans recevaient le traitement antirétroviral (ARV), alors qu’ils n’étaient que 75 000 en 2005.

Toutefois, ils représentent moins de 4 enfants sur 10 nécessitant des ARV dans le monde. Le passage à l'échelle est donc loin d'être accompli. Pour avancer vers une génération sans sida, l'Unicef s'investit dans plusieurs combats, dont la prévention de la transmission du virus de la mère à son enfant et le dépistage précoce des nourrissons. Deux axes de travail qui ont montré leur efficacité.

Ces conclusions sont celles d’un rapport, le 4e depuis le lancement en 2005 de la campagne "Unissons-nous pour les enfants contre le sida" que publient l’Unicef, l’ONUSIDA, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA).

Empêcher la transmission du virus de la mère à l’enfant

Ces dernières années, des progrès significatifs ont été enregistrés dans la prévention de la transmission du virus de la mère à son enfant. 95% des femmes qui ont besoin de ces services de prévention y ont accès au Botswana, 91% en Namibie, 73% en Afrique du sud : autant de pays d’Afrique australe comptant parmi ceux les plus touchés par le VIH/sida. En 2004, l’accès à ces services n’était que de 15% en Afrique du sud. On mesure donc le progrès accompli. A l’échelle du monde, le taux n’est que de 45%, mais il a triplé depuis le lancement de la campagne. L’effort ne doit pas se relâcher, à commencer par celui consistant à pratiquer des tests de dépistage, préalable indispensable à la mise sous traitement. Au Nigeria, 10% seulement des femmes ont accès à des tests.

Dépister les enfants le plus tôt possible

Indispensables également : les tests pour les bébés. Seuls 15% des enfants nés de mères séropositives sont testés dans les deux premiers mois de leur vie au niveau mondial. Or, s’ils sont infectés, leur mise sous traitement dès cette période se révèle très efficace pour sauver des vies.

A l’échelle mondiale, 38% des enfants ayant besoin d’antirétroviraux y ont effectivement accès, un chiffre très insuffisant mais qui a bondi de 40% en une année seulement.

La poursuite de ces efforts, ainsi que ceux concernant la protection des orphelins, de leurs familles et communautés et la prévention du VIH auprès des jeunes, ne pourront se faire sans les gouvernements et un investissement de grande ampleur dans les systèmes de santé locaux et nationaux.

Média

Unissons-nous pour les enfants contre le sida