Quand 7 millions d'enfants meurent, c'est l'enfer...

Publié le 20 novembre 2012 | Modifié le 15 janvier 2016

Malgré les progrès considérables réalisés ces vingt dernières années, 7 millions d’enfants sont décédés de maladies évitables en 2011. La grande campagne médias de l’UNICEF France, lancée le 21 novembre, veut sensibiliser le public à ce combat.

L’an dernier, 7 millions d’enfants sont morts de maladies évitables dans le monde. C’est pratiquement moitié moins qu’en 1990, preuve que la mobilisation internationale porte ses fruits, mais c’est encore trop. À travers la grande campagne médias (TV, radio, presse écrite, web) lancée aujourd’hui 21 novembre, l’UNICEF France souhaite sensibiliser le grand public sur ces vies que l’on sait sauver. Pour cela, il faut des vaccins, une nutrition adéquate, des soins médicaux et maternels de base. La communauté internationale dispose de ces équipements et de ces savoir-faire. Le défi, aujourd’hui, est de les mettre à la portée de chaque enfant.

L'Afrique et l'Asie du Sud en difficulté

La mortalité des enfants de moins de cinq ans se concentre de plus en plus en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud : ces deux régions ont compté pour plus de 80 % de tous les décès d’enfants de moins de cinq ans en 2011. En moyenne, un enfant sur neuf meurt avant d’avoir cinq ans en Afrique subsaharienne. Plus de la moitié des décès imputables à la pneumonie ou à la diarrhée (soit près de 30 % des décès d’enfants de moins de cinq ans dans le monde) a eu lieu dans quatre pays : l’Inde, le Nigéria, la République démocratique du Congo et le Pakistan.

 

Les maladies infectieuses sont caractéristiques des progrès à réaliser : elles touchent en grande majorité les populations pauvres et vulnérables, privées d’accès aux traitements et à la prévention les plus élémentaires. Ces décès-là ne doivent plus survenir.

Des efforts nécessaires et identifiés

Depuis le mois de juin 2012, plus de la moitié des gouvernements du monde ont renouvelé leur engagement en faveur de la survie de l’enfant. Sous la bannière « Une promesse renouvelée », les partenaires du mouvement se sont engagés à accélérer les progrès en se concentrant sur des secteurs où la survie de l’enfant est la plus menacée.

Des efforts plus importants sont particulièrement nécessaires dans les pays très peuplés où la mortalité est élevée. Outre les facteurs médicaux et nutritionnels, des améliorations dans d’autres domaines - éducation, accès à l’eau potable, alimentation, protection de l’enfance et autonomisation des femmes - renforceront aussi les perspectives de survie des enfants. Et leur éviteront « l’enfer ». 

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