Quand une piqûre rend le sourire à une enfant déplacée...

Publié le 04 avril 2014 | Modifié le 31 mars 2016

Grâce à vos dons, cette petite fille de RDC, qui avait dû fuir son village lors d’une attaque, a pu se faire vacciner. Une piqûre qui signifie la santé, et bien davantage pour elle : « Maintenant, j’ai un carnet avec mon nom, je suis de nouveau quelqu’un ! ». Le photographe raconte…

A l’occasion de la Semaine mondiale de la vaccination, qui se déroule du 24 au 30 avril 2014, Laurent Duvilliers revient pour nous sur cette belle rencontre qui l’a beaucoup marqué : en décembre 2012, alors qu’il était en reportage en République Démocratique du Congo en tant que Spécialiste régional en communication pour l’UNICEF, il est intrigué par le sourire d’une petite fille dans la file d’attente d’un site de déplacés à Goma…
 
«  Je me rappelle très bien de cette petite fille. Elle devait avoir 7 ou 8 ans. Avec beaucoup d’autres enfants, elle faisait la queue pour se faire vacciner. La plupart des autres petites filles étaient tellement effrayées à l’idée de la piqûre qu’elles pleuraient à chaudes larmes; mais elle, elle souriait. Cela m’a attiré. »

« Pourquoi souris-tu ? »

 
« Je lui ai demandé pourquoi elle souriait. Elle m’a montré le carnet de vaccination qu’elle venait de recevoir et m’a dit : “Quand notre village a été attaqué, on a dû fuir la maison à toute vitesse. On n’a rien pu prendre. Tous nos papiers sont restés derrière. Mes cahiers d’écoles, mon acte de naissance. Je n’ai plus rien à moi. Maintenant, j’ai un carnet avec mon nom, je suis de nouveau quelqu’un“.
Et son sourire s’est encore élargi. Clic, photo ! Voila comment une piqûre génère un sourire sur le visage d’une enfant déplacée. »

Rougeole, tétanos, polio… des maladies qui tuent encore

 Aujourd’hui, la RDC est toujours en proie au conflit (sur l’année 2013, plus de 1,22 million de personnes ont reçu une assistance d’urgence de l’UNICEF), et les enfants sont les premières victimes de la crise humanitaire qui en résulte.
Les maladies infantiles, elles, se moquent des conflits – pire, elles s’en nourrissent… Au-delà des violences, les enfants sont donc plus que jamais menacés par la rougeole, la diphtérie, la tuberculose, le tétanos ou encore la poliomyélite.
 
En RDC, 1 enfant sur 7 meurt avant ses 5 ans – cela représente 465 000 décès par an. La vaccination, moyen efficace et économique, pourrait sauver la vie de 32 000 d’entre eux chaque année. Cependant, seulement 59% des petits congolais bénéficient d’une vaccination complète, et 5,4% ne reçoivent, eux, aucun vaccin !

Atteindre chaque enfant

La raison ? Le manque de financements publics et d’infrastructures de base (routes, etc.), la pénurie de vaccins et matériel, le manque d’électricité et d’équipements permettant d’assurer la chaine du froid, le manque d’information des populations…
 
Le combat de l’UNICEF et ses partenaires ? Jouer sur tous ces leviers pour atteindre chaque nouveau-né – qu’il soit garçon ou fille, pauvre ou riche, à la campagne ou à la ville – pour le protéger grâce à la vaccination ! C’est pourquoi notre organisation en RDC travaille avec le gouvernement pour, d’ici 2017 :
-éradiquer la poliomyélite
-éliminer le tétanos maternel et infantile,
-réduire de 95% les décès dus à la rougeole
-améliorer et maintenir au-dessus de 90% l’apport d’antigènes pour la vaccination de routine
-réduire à 5% la proportion d’enfants sous-vaccinés ou non-vaccinés
 
Il suffit d’une piqûre pour rendre le sourire à une petite fille déplacée… et il suffit de 17,50€ pour vacciner un enfant de moins de 5 ans contre toutes les maladies évitables.
Aidez-nous à offrir les mêmes chances à tous les enfants : faites un don, merci !

 

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