Qui viendra en aide aux enfants de Syrie ?

Publié le 06 mars 2018 | Modifié le 07 mars 2018

Après des années de conflit, les enfants continuent à payer le lourd tribut de la guerre en Syrie : environ un millier d’entre eux sont morts depuis le début de l’année.

L’année 2018 a été exceptionnellement sanglante en Syrie. En l’espace de deux mois, l’UNICEF a appris la mort de plus de 1000 enfants à cause de la guerre. Il n’a pas encore été possible de confirmer chacun de ces décès, mais ces morts « constituent des rappels criants que la guerre en Syrie doit s’arrêter et doit s’arrêter maintenant ! », a souligné le directeur régional de l’UNICEF au Moyen-Orient Gert Cappelaere.

La vie sous les bombes dans la Ghouta orientale

Un convoi humanitaire composé de 46 camions a récemment pu pénétrer dans la Ghouta orientale, une région pilonnée par des bombardements ces dernières semaines, mais il a rapidement dû faire marche arrière à cause des violences. Les témoignages recueillis au cours de cette brève incursion n'en sont pas moins édifiants. Plusieurs membres du personnel de l'UNICEF rapportent que la peur des parents pour leurs enfants était palpable, tout comme leur colère.

Cela fait maintenant près d'un mois que des familles entières vivent dans les sous-sols pour échapper à la pluie de bombes. Dans certains souterrains, on compte jusqu'à 200 personnes entassées dans des conditions sanitaires déplorables. Trouver de l'eau propre est un défi majeur et des milliers de personnes en sont réduites à faire leurs besoins dans des toilettes de fortune ou des seaux.

La guerre pour seul horizon

Des attaques se poursuivent à Idlib, à Afrin, à Deir-ez-Zor, à Damas, et dans certaines parties d’Alep. Aux quatre coins du pays, le sang d’enfants continue à couler. Certaines régions n’ont pas vu l’ombre d’un convoi humanitaire depuis des mois. Et plus de 2,6 millions d’enfants ont dû se réfugier dans des camps en Turquie, en Jordanie, en Irak et en Égypte. La pauvreté y atteint parfois des seuils endémiques et les droits les plus basiques des populations les plus vulnérables sont bafoués.

Le conflit ayant débuté il y a presque sept ans, certains enfants syriens n’ont connu que la guerre. D’autres n'ont même jamais mis les pieds en Syrie. Et quelle réponse apporter à un enfant de huit ans qui vous confie que son seul repas de la journée tenait dans un bol rempli de blé, d'eau et de sucre ? Qu'hier, il n'a mangé qu'une poignée de riz ? Et qu'il ne sait pas ce qu'il mangera demain ?

L'UNICEF en action

Partout où cela est possible, l’UNICEF fournit des vaccins, de l’eau potable, un accès à l’éducation, des fournitures scolaires et met en place des Espaces amis des enfants pour que les plus jeunes aient la possibilité de jouer et de se détendre dans un endroit sûr. Avec nos partenaires, nous veillons aussi à les protéger sur le long terme en leur apprenant à éviter les mines anti-personnel. Même dans les souterrains de la Ghouta, les familles utilisent le matériel fourni par l'UNICEF pour permettre aux enfants de continuer à apprendre.

Sur le terrain, nos équipes se tiennent prêtes à effectuer des distributions de médicaments, de compléments alimentaires pour les enfants souffrant de malnutrition, de kits pédiatriques, de matériel pour les sages-femmes et de produits d’hygiène. Autant de choses qui manquent cruellement aux enfants de Syrie, mais que nous espérons pouvoir aider avec votre soutien.

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