RCA : une crise que l’UNICEF n’oublie pas

Publié le 12 juin 2014 | Modifié le 19 septembre 2017

La crise en République centrafricaine n’épargne pas les enfants. Forcés au déplacement et à l’exil, victimes directes ou témoins de violences sur leurs proches, près de 2,3 millions d’entre eux sont affectés par le conflit. Présent en RCA depuis des années, l’UNICEF agit inlassablement sur le terrain, pour leur apporter une aide d’urgence. Bilan des quatre premiers mois d’action, depuis décembre 2013.

 « Crise oubliée ». C’est comme cela qu’a été qualifiée la crise en République centrafricaine, qui a atteint son paroxysme en décembre 2013, lorsque les rebelles se sont emparés de la capitale, précipitant le pays dans des violences inter-communautaires qui ont provoqué la mort de centaines de personnes et le déplacement de près d’un million d’autres.
 
Aujourd’hui, la crise reste une urgence humanitaire. Et comme souvent, les enfants sont frappés de plein fouet : presque 2,3 millions d’enfants sont touchés et beaucoup restent en danger et nécessitent toujours aide et protection. On estime d’ailleurs à près de 6000 le nombre d’enfants qui restent associés à des groupes armés.
 
Une crise vieille de plus de quatre décennies
 
Avant la détérioration des derniers mois, la situation en RCA était déjà très critique : un enfant sur six mourait avant l’âge de cinq ans, la malnutrition chronique frappait 20% des enfants de moins de cinq ans, un tiers des enfants en âge d’être scolarisés dans le primaire ne l’étaient pas, et seule la moitié des enfants avait accès à l’eau potable. La crise n’a fait qu’amplifier cette urgence « oubliée », en anéantissant des systèmes et des structures déjà proches de l’effondrement.
 
Déjà présent dans le pays, l’UNICEF a drastiquement renforcé ses programmes et s’est mobilisé à l’échelle internationale pour venir en aide aux enfants et à leurs familles. Fin 2013, des renforts en équipes et en matériel de secours ont permis une augmentation des capacités d’intervention de l’UNICEF et de ses partenaires, à Bangui, la capitale, mais aussi dans d’autres lieux de déplacements de populations. Des équipes sont également mobilisées dans les pays limitrophes, qui accueillent des dizaines de milliers de réfugiés.
 
L’UNICEF sur le terrain auprès des enfants
 
L’UNICEF agit. D’abord pour offrir un abri aux familles déplacées à l’intérieur du pays : plus de 11 000 familles ont reçu un abri temporaire, en priorité des femmes enceintes et des enfants.
78 000 personnes ont reçu des kits de prévention et de traitement du paludisme, tandis que plus de 62 000 foyers déplacés ont reçu des moustiquaires imprégnées d’insecticide.
Pour prévenir la malnutrition, plus de 80 000 enfants ont été soumis à un dépistage, et près de 7 000 souffrant de malnutrition sévère ont été pris en charge.
Dans le domaine de l’éducation, plus de 23 000 enfants sont retournés à l’école dans les 118 espaces temporaires d’apprentissage établis par l’UNICEF.
 
Les violences et les déplacements peuvent également être source de traumatismes ou de souffrances psychologiques pour de nombreux enfants. C’est pourquoi près de 10 000 d’entre eux ont reçu un soutien psychosocial dans des espaces adaptés et plus de 300 victimes de violences sexuelles ont bénéficié d’une prise en charge globale.
 
L’UNICEF a besoin de vous
 
Si l’UNICEF a pu déployer des secours de cette ampleur, c’est grâce au généreux soutien apporté par les donateurs. Mais, au vu de la persistance des violences, des risques sanitaires et de la menace de la malnutrition, des financements supplémentaires sont nécessaires de toute urgence pour poursuivre les programmes d’assistance aux plus vulnérables.
 
L’UNICEF renouvelle son appel à l’aide. La situation sur le terrain se détériorant plus rapidement que ne se mobilise la communauté internationale, il est vital de redoubler les efforts.

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