Retour à l’école en République centrafricaine

Publié le 13 janvier 2015 | Modifié le 19 septembre 2017

L’école est le seul endroit où Valérie, 7 ans, se sent en sécurité. Elle fait partie des 662 000 enfants qui retournent à l’école en République centrafricaine dans le cadre d’une campagne ambitieuse.

Valérie nous raconte que quand elle est dehors en train de jouer, elle se rappelle le jour où son père a été tué en pleine rue par une balle perdue. Quand elle tente de s’endormir chez elle le soir, le souvenir des nuits déchirées par les coups de feu revient la troubler.
 
C’est seulement en classe qu’elle arrive à se rappeler ce que la vie était avant que la République centrafricaine ne sombre dans la violence. Elle dit que l’école lui donne une chance d’apprendre quelque chose de nouveau.
 
L’éducation des enfants a été profondément impactée par le conflit qui a éclaté ici. Deux années scolaires ont été interrompues par la violence et l’insécurité. Mais les enfants retourneront progressivement à l’école ce mois-ci dans le cadre d’une ambitieuse campagne « Retour à l’école » qui vise 662 000 écoliers.
 
Nous travaillons de concert avec les enseignants, les parents et le gouvernement, non seulement pour reconstruire les écoles, mais aussi pour les transformer en lieux où les enfants n’apprennent pas uniquement à lire et à écrire, mais aussi comment vivre ensemble en paix.
 
Nous repartons à zéro – remise en état des locaux scolaires ; aide aux classes de rattrapage organisées pour les élèves ; formation des enseignants ; distribution de matériel et de fournitures scolaires : cahiers d’exercices, crayons et pupitres fournis dans le cadre du Partenariat mondial pour l’éducation.
 
L’assistance la plus élémentaire est essentielle. Quand Madame Gpoili, la directrice, a rouvert les portes de son école primaire située dans l’Ouest de la République centrafricaine, elle n’avait même plus de craie.
 
« J’ai acheté moi-même la craie pour l’école, ainsi que quelques cahiers et quelques crayons pour les enfants, » nous raconte-t-elle.
 
Peu après la réouverture des salles de classe poussiéreuses de son école, l’UNICEF a distribué aux élèves des trousses scolaires avec cahiers, stylos et crayons, gommes et taille-crayons.
 
Madame Gpoili a initialement exempté du paiement des frais scolaires les familles des enfants qui n’avaient pas les moyens de les régler. Et elle enseigne à plein temps, car l’école n’a pas encore assez d’enseignants.
 
Elle est persuadée que la réouverture de son école a donné à la communauté l’espoir que la paix reviendra dans la ville de Berbérati et dans tout le pays.
 
« Notre avenir, ce sont nos jeunes. Nous avons besoin d’eux pour développer notre pays. Je ferai tout mon possible pour assurer qu’ils peuvent aller à l’école. »

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