Roms en France : des initiatives locales pour les droits des enfants

Publié le 16 septembre 2010 | Modifié le 22 décembre 2015

Dans un contexte difficile, certaines villes mènent des initiatives courageuses pour les droits des enfants Roms. Parmi les initiatives les plus emblématiques : le recensement des enfants et leur inscription à l’école, l’accompagnement des familles pour que les enfants n’aient ni faim, ni froid.

 

Sur les 10 à 15 000 Roms présents en France, il y aurait entre 5000 et 7000 enfants. Loin des débats politiques, au quotidien, nombreux sont ces enfants qui n’ont pas accès à l’école, à la santé ou au chauffage par exemple. Certaines villes soutiennent des initiatives pour aider et accompagner ces enfants et leurs parents.

Faciliter l’accès à l’école
Les villes de Nantes (44), Ville amie des enfants depuis 2002 et de Montreuil (93) font partie de ces villes qui ont engagé une démarche active de recensement et d’inscription scolaire des enfants résidant sur leurs communes et en âge d’être scolarisés. Objectif : que chaque enfant puisse aller à l’école et construire son avenir.

Un espace familial stable
Parce que les enfants ne peuvent pas grandir sans un environnement familial stable et sans un minimum de bien être matériel, la Communauté urbaine de Nantes travaille depuis 2007 avec l’association « Une famille, un toit » pour renforcer la scolarisation des enfants Roms, pour les aider les familles à obtenir un logement, du chauffage, de l’électricité et un emploi pour les parents. De son côté, Montreuil s’est engagée dans un réel dispositif de relogement et d’accès aux droits sociaux des familles et de leurs enfants sur l’ensemble de la commune.

Encourager l’accès à la santé
Par ailleurs, la communauté urbaine de Nantes, l’association « Une famille, un toit » et le Centre Hospitalier Universitaire de Nantes cherchent, depuis février 2009, à renforcer l’accès des enfants aux services de santé et à la prévention.

Un logement sain
Dans de nombreuses villes, l’accès au logement social est de façon certaine une des meilleures entrées pour entamer un parcours d’insertion, comme le confirme l’intégration rapide de familles qui ont pu être relogées ainsi depuis quelques années notamment à Lyon, Ville amie des enfants depuis 2004, Lieusaint, Achères ou Saint-Michel-sur-Orge.

Un accompagnement global et personnalisé à Cesson
En Seine et Marne, la ville de Cesson a apporté une aide globale et personnalisée à plusieurs familles composées d’un total de 25 personnes. Aujourd’hui, les enfants de ces familles bénéficient d’un logement, ils vont à l’école, leurs parents ont du travail. Alors qu’à leur arrivée, leur présence avait soulevé un vif débat, ils sont aujourd’hui intégrés.

Dans le Nord, les communes d’Halluin et de Faches-Thumesnil ont accueilli 27 personnes en les relogeant dans des mobile home, financés par l’Etat, avec un accompagnement des familles effectué par 2 associations spécialisées. L’Education Nationale et le Conseil général ont aussi apporté leur concours. Un an et demi après, les familles sont assurément en voie d’intégration. La scolarisation des enfants y est pour beaucoup ainsi que la volonté des parents d’apprendre le français et d’accéder à un emploi.

La démonstration d’un possible
Toutes ces initiatives sont une illustration d’actions possibles au regard des principes et droits fondamentaux de la Convention internationale des droits de l’enfant.
Dans le même esprit, l’UNICEF France invite les Villes amies des enfants à multiplier leurs efforts pour qu’aucun enfant ne soit laissé pour compte.

 

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