« Sans l’UNICEF, mon bébé serait mort », témoigne une mère

Publié le 07 mai 2018 | Modifié le 07 mai 2018

Atteinte d’une infection à la naissance, la jeune Kadia a échappé de peu à la mort. Les médicaments mis à disposition par l’UNICEF ont heureusement permis de lui sauver la vie.

« J’étais en bonne santé tout le temps de la grossesse », se souvient Mariam Sangare. Cette Malienne âgée de 17 ans a donné naissance il y a quatre jours à la petite Kadia, un adorable bébé. Mais les premières heures après l’accouchement ont été particulièrement éprouvantes. « Kadia n’allait pas bien, raconte sa mère. Elle était très chaude et elle ne voulait pas boire mon lait. J’étais très inquiète de voir qu’elle ne s’accrochait pas à moi. »

« Nous pensions que ma fille allait mourir »

Les heures et les jours passant, l’inquiétude de Mariam Sangare n’a cessé de croître devant le comportement inquiétant de son premier enfant. Le corps de la petite Kadia est progressivement devenu de plus en plus chaud et elle n’acceptait toujours pas de manger. « Elle était brûlante et ne faisait que dormir, décrit Mariam Sangare. Elle a passé deux jours à dormir près de moi. La première nuit, je n’ai pas fermé l’œil. Avec ma belle-mère, nous pensions qu’elle allait mourir. »

La jeune maman s’imaginait que son bébé allait « déjà repartir ». C’est l’expression consacrée au Mali pour désigner es bébés qui meurent dans les premiers jours. Avec 35,7 nouveau-nés décédés pour 1000 naissances, ce pays fait partie de ceux où la mortalité infantile est très élevée. Pour y remédier, l’UNICEF implante des centres de santé néonatale et forme des sages-femmes et des médecins pour s’assurer que les nourrissons aient les meilleures chances de survivre.

« Je me sens rassurée »

C’est vers l’un de ces centres que Mariam Sangare s’est tournée. Elle y a emmené sa fille et le personnel médical a administré au bébé des antibiotiques car le nourrisson souffrait d’une infection souvent mortelle pour les nouveau-nés. La petite Kadia a ensuite été hospitalisée. Pour sa mère, voir sa fille ainsi prise en charge fut un soulagement. « Si je n’étais pas venue, elle serait morte, explique-t-elle. Maintenant, je peux dormir. Je me sens mieux, et mon bébé est plus calme, également. Elle accepte de boire mon lait. Je me sens rassurée. »

Pour l’infirmière Aissata Diarra, qui s’est occupée de Kadia, cette histoire n’a rien d’anecdotique : « Je vois trois cas de ce type par semaine, décrit-elle. Certaines mères accouchent à domicile, et on ne les voit que quand leurs bébés sont très malades. C’est important que l’UNICEF continue à nous apporter des antibiotiques car cela sauve des vies et les parents n’ont pas les moyens d’en acheter eux-mêmes. »

Pour aider les enfants comme Kadia Sangare, vous pouvez faire un don ou signer la pétition de l'UNICEF en faveur des nouveau-nés.

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