Séisme au Pakistan : un pont aérien pour atteindre les zones les plus sinistrées

Publié le 10 octobre 2005 | Modifié le 04 janvier 2016

Depuis samedi les équipes de l'UNICEF au Pakistan travaillent pour traiter les conséquences d'une des pires catastrophes naturelles du pays depuis un siècle.

La priorité de l'UNICEF est de sauver le plus grand nombre de vies. Les besoins sont immenses mais les fortes contraintes logistiques liées aux difficultés d'accès aux zones sinistrées compliquent grandement l'acheminement de l'aide. Dans certaines zones, toutes les routes ont été détruites.

Depuis samedi les équipes de l’UNICEF au Pakistan travaillent pour traiter les conséquences d’une des pires catastrophes naturelles du pays depuis un siècle. La priorité de l’UNICEF est de sauver le plus grand nombre de vies. Les besoins sont immenses mais les fortes contraintes logistiques liées aux difficultés d’accès aux zones sinistrées compliquent grandement l’acheminement de l’aide. Dans certaines zones, toutes les routes ont été détruites.

Selon Luc Chauvin, Responsable UNICEF des urgences pour la zone Asie du sud, « Dans de telles circonstances, ce qui tue le plus, c’est le froid ainsi que l’absence d’eau potable et d’alimentation en quantités suffisantes. »

Dès aujourd’hui, un pont aérien va être mis en place dans la province de Peshawar afin de pouvoir acheminer le plus rapidement possible des biens de première nécessité tels que des médicaments, de la nourriture ou encore des comprimés pour purifier l’eau. Des hélicoptères de l’armée seront utilisés en attendant la mise à disposition du matériel aérien promis par d’autres pays.

« L’armée pakistanaise n’est pas un partenaire naturel de l’UNICEF, mais face à l’ampleur des obstacles logistiques et après s’être engagée à respecter les principes de neutralité de l’UNICEF, l’armée pakistanaise a mis à disposition son matériel aérien, » a ajouté Luc Chavin.

A l’hôpital de Mansehra dans le nord du Pakistan, l’UNICEF rapporte que des centaines de survivants se présentent quotidiennement pour recevoir des soins. « Les gens affluent à Mansehra. Prendre soin de ces gens est la première chose à faire. Les maisons se sont effondrées sur les enfants, et on nous signale que des écoles se sont également effondrées sur des élèves. Nous voyons beaucoup de blessures orthopédiques et également des plaies qui doivent être soignées correctement pour ne pas risquer les infections. Il y a 2000 enfants qui ont besoin d’être opérés ici : ils sont emmenés par groupe de 200 à l’hôpital où 5 équipes médicales travaillent 24 heures sur 24. » a témoigné Tamur Mueenuddin, responsable santé de l’UNICEF.

On ne sait toujours pas combien d’enfants sont devenus orphelins ou ont été séparés de leur famille suite au tremblement de terre. Réunir les enfants perdus avec leur famille est une des priorité de l’UNICEF. Le retour rapide des enfants à l’école est également capital. Suite à une catastrophe, l'un des moyens les plus efficaces d'aider les enfants à se sentir en sécurité consiste à les replacer dans un environnement scolaire.

Lorsque la survie des populations sera assurée, des mesures d’accompagnement seront mises en place. La construction de systèmes d’adduction d’eau ainsi que la mise en place de programmes nutritionnels et d’une aide psychosociale seront les prochaines priorités de l’UNICEF.

L’UNICEF a lancé un appel de 20 millions de dollars pour couvrir les besoins les plus urgents sur une période d’environ un mois et demi. L’UNICEF aura besoin de moyens beaucoup plus importants pour la phase d’accompagnement et de reconstruction.

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