Séisme en Iran : rentrée des classes pour les enfants de Bam

Publié le 25 janvier 2004 | Modifié le 04 janvier 2016

Des milliers d’enfants du Sud de l’Iran touché par le séisme reprendront le chemin des écoles temporaires samedi 24 janvier, a déclaré le Ministre de l’Education Nationale.

Appuyé par l’UNICEF, le Département local de l’Education a identifié dans la ville 26 sites où des centres d’éducation peuvent être mis en place. Le nombre d’enfants qui se rendront à l’école demain n’a pas encore été précisé, mais dans certains centres les enseignants ont rapporté que plusieurs centaines d’enfants avaient déjà été inscrits dans chaque localité. Le Département de l’Education a indiqué que seulement 2.000 élèves du niveau élémentaire pourront retourner dans les écoles temporaires dans les jours à venir. 420 enseignants se sont présentés et ils se focaliseront pour le moment sur les activités de participation et de groupes plutôt que sur les leçons.

Environ 20.000 enfants en âge d’aller à l’école sont à Bam, depuis le tremblement de terre du 26 décembre dernier, la plupart d’entre eux ont habité sous des tentes avec très peu d’accès aux activités de recréation et d’éducation. Pendant que des sites sont en train d’être choisis par des ONG avec l’appui de l’UNICEF, d’énormes obstacles ralentissent le démarrage des cours dans cette ville détruite. Parmi les nombreux obstacles auxquels font face les autorités de l’éducation nationale, on peut noter les difficultés pour trouver des enseignants en mesure de faire face à la rentrée des classes, la destruction de 90% des bâtiments scolaires et la dispersion des enfants dans les camps temporaires. L’UNICEF estime qu’un tiers des enseignants de Bam sont morts à la suite du séisme et plus de 10.000 écoliers. Ceux qui restent souffrent de stress et de troubles psychosociaux.

L’UNICEF a fourni pour l’instant 16 tentes gonflables faisant office de salles de classes temporaires. Elles ont été installées à travers la ville et ont attiré, à travers des jeux et activités ludiques organisées avant la date officielle de la rentrée des classes, des centaines d’enfants. L’UNICEF a également fourni plus de 240 kits “école dans la boîte”- contenant chacun du matériel scolaire comprenant des cahiers, des stylos et du papier pour plus de 80 élèves – et 26 kits de divertissement contenant du matériel sportif et des jeux.

L’UNICEF a l’intention de fournir des tentes et conteneurs supplémentaires une fois que tous les besoins en matière d’éducation seront identifiés.

Pour ce qui est des activités en cours dans les écoles temporaires, l’accent sera mis sur le développement d’un retour à la normale chez les enfants et les enseignants; en commençant par des activités ludiques et ensuite développer une éducation de base selon les réactions des enfants. Cette approche “low-stress” est conçue pour les aider à se réajuster dans l’environnement des salles de classe tout en tenant compte des pressions dont sont victimes enfants et adultes vivant toujours dans des conditions difficiles et faisant face aux pertes personnelles.
L’UNICEF appuie également le ministère de l’Education et autres partenaires pour développer des programmes de « counseling » pour les enseignants et les médecins au niveau des ménages et des écoles temporaires. Mais également à travers des programmes de radio. Afin d’aider 100 enseignants de l’école élémentaire à développer des connaissances en activités d’éducation basées sur la récréation un atelier de 5 jours sera mise en place.

Mme. Kari Egge, Représentante de l’UNICEF en Iran, a félicité le Ministère de l’Education pour ses efforts pour la réouverture des écoles à Bam.

« Moins d’un mois après le séisme le plus violent de l’histoire du pays, les enfants de Bam vont pouvoir retourner à l’école » déclare Mme. Egge. « Un message positif aux populations touchées comme quoi la vie s’améliore peu à peu à Bam. La vitesse à laquelle même l’éducation de base est entrain d’être instaurée est une preuve de l’énergie et du dévouement de nos partenaires du Ministère de l’Education, particulièrement au niveau local où eux-mêmes font face aux pertes personnelles et à la dure tâche de reconstruction du système scolaire. »

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