Service civique à l’UNICEF France : témoignages d’Aurélie et Geneviève

Publié le 19 mai 2016 | Modifié le 20 mai 2016

Depuis 2015, l’UNICEF France accueille des jeunes de 16 à 25 ans pour des missions de Service Civique de 8 mois dans ses comités départementaux. Découvrez le retour d’expérience du comité de Paris (département 75) avec les témoignages d’Aurélie, volontaire, et Geneviève, tutrice. Les liens intergénérationnels sont à l’honneur dans cette interview croisée.

Qu’est-ce qui vous plait dans le dispositif du Service Civique ?

Aurélie, 22 ans, volontaire en Service Civique :
Etant étudiante en alternance, avec deux jours de cours dans la semaine, l’option de pouvoir travailler 24 heures, réparties sur 3 jours, me convient parfaitement. Plus encore, la possibilité d’avoir deux jours de congés par mois m’aide beaucoup pour gérer un emploi du temps qui est souvent un peu trop chargé en travail scolaire, donc c’est un avantage très apprécié. 
Enfin, étant quelqu’un de très impliquée et passionnée par le bénévolat, je suis très intéressée par la mission sociale que propose le Service Civique, qui permet de joindre l’intérêt et l’utilité en proposant un volontariat rémunéré dans des secteurs associatifs, ou de telles missions ne peuvent malheureusement pas l’être en général. 

Geneviève, tutrice, bénévole du comité 75 :
Le dispositif du Service Civique a plusieurs atouts :  

  • Les échanges de compétences entre volontaires et tuteurs
  • La présence d’une personne 24h par semaine à qui nous pouvons confier différents projets
  • L’apport de nouvelles idées
  • Un autre regard sur les projets en cours et à venir

Comment raconteriez-vous votre expérience en tant que volontaire/tutrice ?

Aurélie, 22 ans, volontaire en Service Civique :
Ayant déjà réalisé des stages ou du volontariat dans différentes ONG, je suis déjà assez familière avec le déroulement de missions dans le secteur associatif. Ce qui fait vraiment une différence en tant que volontaire, c’est que par rapport à un stage classique, j’ai l’impression que nous sommes beaucoup plus écoutés. Ma tutrice est constamment à l’écoute et dans la volonté que ma mission se passe au mieux pour moi. 
D’une manière générale, j’ai l’impression qu’elle est toute aussi préoccupée par ce que j’apporte à mon Service Civique, que par ce que mon Service Civique peut m’apporter à moi-même de façon personnelle comme professionnelle. C’est une dynamique que je n’ai pas (encore) trouvé sur le marché de l’emploi.

Geneviève, tutrice, bénévole du comité 75 :
Tout au long de l’expérience, il m’a fallu tendre l’oreille, ouvrir l’œil, envoyer un message pour rappeler, encourager afin que la mission progresse et réussisse. J’ai dû être une présence invisible. Être tutrice demande à l’arrivée du volontaire de lui consacrer plus de temps plutôt qu’à ses activités habituelles de bénévole
Je retiens aussi la bonne relation et la complicité avec les volontaires en Service Civique de notre comité.

Quel message transmettrez-vous à quelqu’un qui souhaite s’engager comme volontaire/tuteur ?

Aurélie, 22 ans, volontaire en Service Civique :
Il est indéniable que, tant par le type de missions ou par le salaire, un service civique ne constitue pas l’équivalent d’un emploi. Cependant, je recommande aux jeunes de s’engager comme volontaire, qu’ils soient intéressés par le secteur associatif ou par la nécessité d’une rémunération partielle. 
On se sent réellement utile à la société, on participe à un projet solidaire concret, ce qui est très épanouissant selon moi. Les missions sont extrêmement variées, mais toutes ont un but social et visent à servir la communauté. 
La durée plutôt longue des services civiques permet de constituer une expérience solide. Enfin, le service civique est vu, il me semble, de façon très positive, et les volontaires sont encadrés par des tuteurs bienveillants, qui veulent que la mission se déroule au mieux, aussi bien du coté de l’association que de celle du volontaire. 

Geneviève, tutrice, bénévole du comité 75 :
Il est très agréable de voir le volontaire être de plus en plus autonome dans sa mission. C’est encourageant de l’entendre demander plus d’autonomie. 
Je suis honorée d’avoir contribué au dispositif de Service Civique à l’UNICEF France.  C’est motivant de chercher les moyens à mettre en place pour mener le volontaire vers la réussite. 
Il y a eu aussi des difficultés à concilier les nombreuses tâches que demandent le projet Frimousses et la mission du Service Civique.  Le jeune volontaire a besoin de temps et les demandes des écoles ne peuvent hélas pas attendre.  

Aurélie, volontaire en Service Civique

« Ma mission concerne essentiellement la gestion et l’animation du projet Poupées Frimousses : sensibilisation sur les droits des enfants et ateliers de couture des poupées frimousses dans les écoles, mais aussi la formation de nouveaux bénévoles, et la gestion logistique des ateliers.
Être volontaire, c’est aussi l’être dans le sens de la motivation, du dynamisme et dans la prise d’initiatives afin d’être réellement un vecteur de changement social efficace.
»

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