Six Jeunes ambassadrices à la rencontre des jeunes du Togo

Publié le 26 avril 2009 | Modifié le 31 mars 2016

Léa, Manon, Marion, Héloïse, Amandine et Eva, les six Jeunes ambassadrices de l’Unicef France, reviennent du Togo, où elles ont découvert les programmes de santé, de nutrition, d’éducation, de lutte contre le VIH/sida, de protection de l’enfance, d’eau et d’assainissement soutenus par l’Unicef.

Léa, Manon, Marion, Héloïse, Amandine et Eva, les six Jeunes ambassadrices de l’Unicef France, ont découvert les programmes soutenus par l’Unicef.

Sur les 150 Jeunes ambassadeurs que compte l’Unicef France, six ont eu le privilège de venir en avril au Togo se rendre compte de la réalité de l’action de l’Unicef sur le terrain.

Lundi : protection de l’enfance

Premier jour de visite : les six Jeunes ambassadrices ont découvert deux associations qui luttent contre le trafic et la maltraitance des enfants : Terre des Hommes et Espace Fraternité. Dans cette dernière, Héloïse a discuté avec un garçon de 18 ans : « Il a perdu ses parents et vit maintenant seul avec sa petite sœur, raconte-t-elle. Espace Fraternité lui a permis d’avoir un vélo pour aller en classe et d’avoir de quoi manger tous les jours. Il m’a dit qu’il voulait devenir médecin pour sauver le monde ! »

Mardi : survie de l’enfant

Au village d’Attitogon, les Jeunes ambassadrices ont assisté à une distribution de farine enrichie Premix pour les enfants souffrant de malnutrition aiguë modérée. « Les mères venaient aussi recevoir des conseils pour la santé de leur enfant, explique Manon. On les sent très vulnérables, ne sachant ni lire ni écrire, démunies pour secourir leur bébé, alors que c’est une question de vie ou de mort ».

Après-midi au CHU Tokoin auprès des enfants pris en charge pour malnutrition aiguë sévère. « Une mère m’a raconté depuis quand elle était là avec son enfant, témoigne Amandine. Maintenant il va mieux, il reçoit du plumpy nut, il va s’en sortir ».

Mercredi : lutte contre le VIH/sida

Les Jeunes ambassadrices ont visité la "clinique sympa" de Lomé, où les jeunes sont accueillis pour des conseils médico-sociaux et où les femmes enceintes peuvent accéder aux services de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant. Puis elles ont parlé de sexualité et de prévention avec les élèves d’une école. « Je n’ai pas encore eu de relation, a indiqué une fille de 14 ans interviewée par Eva. Mais les démonstrations de pose de préservatif m’intéressent pour plus tard ».

Emotion l’après-midi auprès de Léonie Amouzou qui préside "Espoir Vie Togo", une association qui offre suivi médical et soutien psychosocial aux personnes touchées par le VIH : « Elle est séropositive, explique Léa. Elle se bat pour les gens qui sont atteints comme elle. Elle nous a demandé de relayer son combat et d’être "ses" ambassadrices ».

Jeudi : éducation, eau et assainissement

L’école de Honpou a un gouvernement des enfants. « J’ai interviewé le ministre de la discipline, indique Marion. Il a milité pour que les enseignants ne donnent plus de coups de bâton pour faire obéir les élèves. C’est un début pour l’application des droits de l’enfant ».

L’école d’Akodessewa est équipée de latrines séparées filles / garçons et de citernes d’eau potables installées par l’Unicef : « Les citernes sont alimentées en eau de pluie par des gouttières, explique Eva. Quand on a participé à la Nuit de l’Eau, comme moi près de Toulouse, et qu’on voit une école comme celle-ci, avec l’accès à l’eau, on fait le lien avec notre action en France. Il y a une continuité ».

Les jeunes reporters d’"A nous la planète", ONG militant sur l’environnement, étaient sur place pour rencontrer les Françaises : « Leur émission de télévision rejoint les mêmes causes que les nôtres, estime Marion. Cette semaine, la barrière de la langue nous a quelquefois empêchées d’échanger avec les autres jeunes. Mais dès que c’était possible de parler français, on s’est rendu compte qu’on partageait la même envie de construire un monde meilleur ».

 

 

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