Sommet mondial de l'alimentation: cinq ans après

Publié le 30 septembre 2003 | Modifié le 26 mai 2015

Le Directeur général adjoint de l’Unicef, Kul C. Gautam, s’est adressé aujourd’hui aux participant du « Sommet mondial de l’alimentation : cinq ans après ». Il a déclaré que « seules des mesures prévoyant d’améliorer la sécurité alimentaire des ménages, les soins de santé primaire, ainsi que l’accès à de l'eau potable et à une hygiène décente pour des centaines de millions de personnes, toujours privées de ces services de base, permettront de combattre la malnutrition chez l’enfant ».
« Le monde produit assez de nourriture pour nourrir chaque homme, chaque femme et chaque enfant sur terre. La faim et la malnutrition ne résultent donc pas seulement d'une simple pénurie alimentaire, mais aussi des conséquences de la pauvreté, des inégalité et de priorités mal établies » a-t-il ajouté. « Pour réduire la malnutrition à l'échelon mondial, il faut d’abord agir auprès des enfants qui sont le plus gravement et le plus durablement affectés, par les effets d’une mauvaise alimentation ».

Monsieur Gautam a insisté sur le fait qu'une approche globle couvrant le cycle complet de la vie, est le meilleur moyen de réduire la malnutrition infantile. il faut s’assurer que tous les enfants naissent en bonne santé, qu’ils bénéficient de tous les soins pendant les premières années de leur vie, et que les soins de santé primaire et une éducation de base sont bien dispensés dans les communautés.

L’UNICEF considère que des progrès substanciels peuvent ainsi être obtenus simplement en administrant aux enfants des micronutriments indispensables à leur bon développement comme l’iode, le fer ou la vitamine A. L’UNICEF considère que des progrès substanciels peuvent ainsi être obtenus simplement en administrant aux enfants des micronutriments  comme l’iode, le fer ou la vitamine A indispensablesà leur bon développement cognitif, l'amélioration des résultats scolaires ou la productivité au travail.
Même si, au cours de la dernière décennie des progrès en ce sens ont déjà été accomplis : Iodation généralisée du sel et distribution aux enfants de suppléments nutritionnels afin de réduire leurs carences en iode et en vitamine A ; la diminution de l’anémie ferriprive chez la femme et l’enfant est cependant restée à la traîne.  Elle demeure aujourd’hui la cause la plus importante de carence en micronutriment et touche un peu plus de deux milliards de personnes dans le monde.

L’UNICEF milite également pour la promotion de l’allaitement maternel et pour que l'on investisse en faveur des femmes, des filles et des jeunes afin de renforcer leur rôle en matière de sécurité alimentaire et d’accélérer les efforts entrepris pour répondre aux besoins alimentaires critiques des communautés ravagées par le VIH/SIDA, en particulier en Afrique subsaharienne. Une région accablée par le triple fardeau d’une insécurité alimentaire chronique, d'un affaiblissement de sa force de travail et d'un accroissement de ses besoins alimentaires croissants provoqués par la pandémie. 

Soutenir nos actions