SOS pour les enfants du Yémen

Publié le 02 septembre 2009 | Modifié le 31 août 2015

L’Unicef lance un appel de 6,1 millions $ (4,2 millions €) pour répondre aux besoins des femmes et des enfants affectés par le conflit en cours dans la région de Saada, au nord du pays.

Près de la moitié des fonds (3 millions $) seront utilisés pour fournir de l’eau potable, des installations sanitaires aux populations déplacées et aux communautés qui les accueillent. L’accès à l’eau potable est très limité et les conditions d’hygiène dans les camps entraînent de sérieux risques sanitaires. Pour protéger les enfants d’éventuelles épidémies, l’Unicef va travailler avec ses partenaires gouvernementaux, les agences des Nations unies et les ONG locales et internationales pour fournir de l’eau potable, des équipements sanitaires et des kits d’hygiène.

eau, assainissement, nutrition, scolarisation

On estime à 55 000 le nombre d’enfants en âge d’être scolarisés parmi les personnes déplacées. Afin que la scolarité de ces enfants ne soit pas interrompue par le conflit, l’Unicef va mettre en place des espaces scolaires, distribuer du matériel éducatif et former des enseignants. Environ 1, 25 millions $ (878 000 €) sont nécessaires pour les programmes d’éducation.

L’Unicef doit également mettre en place des actions pour les enfants souffrant de malnutrition parmi les déplacés et dans les communautés d’accueil. Quelque 250 000 personnes devraient bénéficier de ces programmes, dont 75 000 enfants de moins de 5 ans.

Durant les 4 prochains mois, l’Unicef et ses partenaires vont également :

  • Protéger les enfants séparés ou non accompagnés dans les camps,
  • proposer un soutien psychologique aux enfants déplacés,
  • sensibiliser aux risques encourus par les enfants en situation d’urgence,
  • encourager l’enregistrement des naissances pour les enfants déplacés.

L’Unicef est préoccupé par la situation humanitaire au nord du Yémen. On estime que 150 000 personnes ont été déracinées par le conflit et n’ont plus accès aux services de base. Les enfants représentent au moins 60% des déplacés. A cause du conflit et du manque de sécurité, nombre de déplacés n’ont pu recevoir une assistance.

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