Sri Lanka : L’UNICEF craint le pire pour les dizaines de milliers d’enfants piégés dans le conflit

Publié le 20 avril 2009 | Modifié le 31 août 2015

Paris, le 21 avril 2009 – Hier alors que 35 000 personnes ont fui la zone de conflit au Sri Lanka, l’UNICEF a exprimé les pires craintes pour les enfants qui restent piégés dans les combats.

35 000 personnes ont fui la zone de conflit au Sri Lanka, l’Unicef a exprimé les pires craintes pour les enfants qui restent piégés dans les combats. Si les combats continuent et que le LTTE refuse de laisser la population quitter la zone de conflit, nous serons inévitablement confrontés à la mort intolérable de beaucoup plus d'enfants, » a déclaré le directeur régional de l’UNICEF pour l’Asie du sud, Daniel Toole.L’UNICEF a alerté des conséquences terribles pour les dizaines de milliers d’enfants toujours pris au milieu des hostilités entre les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) et les troupes du gouvernement sri lankais.

« Si les combats continuent et que le LTTE refuse de laisser la population quitter la zone de conflit, nous serons inévitablement confrontés à la mort intolérable de beaucoup plus d'enfants, » a déclaré le directeur régional de l’UNICEF pour l’Asie du sud, Daniel Toole.

Les Nations unies estiment que plus de 100 000 personnes restent coincées au milieu d’intenses combats sur une bande de plage de 14 kilomètres carrés dans le nord du pays.

« Avec cette dernière vague de combats, notre plus grande crainte est que le pire soit à venir, » a déclaré M. Toole. « Avec une forte concentration de population dans un espace si petit, le nombre d’enfants tués dans ce conflit va continuer à augmenter. C’est un prix trop lourd à payer. Des solutions devraient être recherchées pas juste pour gagner la guerre, mais pour gagner la paix. »

L’UNICEF soutient les appels du Secrétaire général pour un arrêt des combats qui permettrait aux travailleurs humanitaires d’accéder à la zone de conflit et aux civils de pouvoir fuir.

Actuellement, il y a 65 000 personnes déplacées dans les camps de Vavuniya, Jaffna et Mannar, et 35 000 personnes supplémentaires devraient arriver dans les prochaines 48 heures. La surpopulation est un problème dans la plupart des camps. Les femmes et les enfants en provenance des zones affectées par le conflit ont enduré des conditions extrêmes et notamment des pénuries de nourriture durant de longues périodes. L’UNICEF et les Nations unies plaident pour une réinstallation rapide des personnes déplacées. Dans l’intervalle, des secours d’urgence sont nécessaires pour ces gens.

L’aide d’urgence de l’UNICEF pour les enfants et leur famille comprend un soutien nutritionnel aux enfants malnutris et à leur mère, la distribution de kits d’hygiène, de l’eau potable, des latrines et des espaces temporaires d’éducation et des kits éducatifs pour les enfants. L’UNICEF soutient également les hôpitaux pour répondre aux besoins médicaux croissants des mères et des enfants ; fournit un soutien psychosocial et participe à l’identification des enfants séparés et non accompagnés.

L’UNICEF a besoin de toute urgence de 3,5 millions de dollars (2,7 millions d’euros) pour couvrir les besoins immédiats de la population dans les domaines de la santé, de la nutrition, de l’eau et de l’assainissement, de la protection et de l’éducation. L’UNICEF France a d’ores et déjà versé une contribution d’urgence de 200 000 euros qui sera utilisée pour répondre aux besoins en eau et assainissement.

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