Stop à la mortalité des nouveau-nés !

Publié le 30 juin 2014 | Modifié le 19 septembre 2017

Il est temps d’agir. Pour accélérer les progrès, bien trop lents, contre la mortalité néonatale, l’UNICEF et ses partenaires ont lancé lundi 30 juin un plan d’action afin de sauver des millions de vies.

Cela semble être une évidence. Aucun nouveau-né ne devrait mourir dans les premiers jours de sa vie. Pourtant, chaque année, près de 3 millions de nouveau-nés décèdent de causes qui pourraient, pour la plupart, être évitées.
 
Alors que nous entrons dans la dernière ligne droite dans la course aux Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et que nous anticipons l’après-2015, la lenteur des progrès concernant la mortalité néonatale* est inquiétante.
 

Des chiffres accablants

 
Un seul chiffre représente à lui-seul toute l’ampleur de la question : La mortalité néonatale représente aujourd’hui 43 % des décès survenus chez les enfants de moins de cinq ans. En 2012, ce chiffre s’est concrétisé par un autre : 2,9 millions de bébés sont morts durant le premier mois de leur vie, la plupart suite à des causes évitables.
 
Pourtant, la plupart pourraient être sauvés s’ils recevaient des soins de qualité au moment de la naissance – notamment les plus vulnérables. Face à ces chiffres accablants, une seule solution est possible : l’action.
Il existe des solutions efficaces et économiques pour sauver plus des deux-tiers de ces bébés, tout en leur permettant de grandir et de réaliser leur plein potentiel.
 

Un plan d’action pour les nouveau-nés

 
Dans ce but, l’UNICEF, l’Organisation mondiale de la santé et le mouvement Every Woman, Every Child lancent aujourd’hui la stratégie « Chaque nouveau-né : un Plan d’Action pour mettre fin aux décès évitables ». Un seul objectif : mettre fin à la mortalité néonatale.
 
Le plan est simple : il consiste en un suivi continu des soins prodigués aux mamans et aux nouveau-nés tout en exploitant la force et l’importance des communautés. Car l’amélioration de la survie des mères et de leurs bébés requiert que chaque naissance soit comptabilisée et que les communautés soient davantage en mesure d’exiger des soins de qualité.
 

Plus question d’attendre

 
Si la tendance actuelle continue, il faudra attendre 110 ans avant qu’un enfant africain ait les mêmes chances de survie qu’un enfant né en Amérique du Nord ou en Europe. C’est évidemment inacceptable.
 
Aujourd’hui, les enfants survivant à leur cinquième anniversaire n’ont jamais été aussi nombreux dans le monde. S’il faut s’en réjouir, il est plus que jamais indispensable de se concentrer sur la survie des nouveau-nés. C’est tout le but de ce plan.
 
* La mortalité néonatale est l'ensemble des enfants nés vivants mais décédés entre la naissance et le 28e jour de vie.
 

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