Syrie : assurer la rentrée pour les enfants réfugiés et déplacés

Publié le 02 octobre 2012 | Modifié le 19 septembre 2018

Réhabiliter les écoles endommagées par les violences en Syrie, intégrer les enfants réfugiés dans les systèmes scolaires des pays d’accueil, procurer des fournitures aux élèves, sans oublier ceux installés dans des camps… L’UNICEF met tout en œuvre pour que les enfants affectés par la crise syrienne puissent retourner à l’école.

En Syrie , la rentrée des classes a officiellement eu lieu le 16 septembre. De nombreuses écoles ont ouvert comme prévu, mais pour d’autres la rentrée a été plus incertaine, à cause des violences, des difficultés d’accès ou de la réticence des parents, inquiets pour leurs enfants.

Selon le ministère de l’Education, 2072 écoles ont été endommagées et plus de 800 autres hébergent des familles déplacées par le conflit. Près de 90 personnels éducatifs ont été tués. En prévision de la rentrée des classes, le gouvernement a relogé certaines familles déplacées dans des sites alternatifs comme des gymnases.

Présent en Syrie, l’UNICEF se mobilise pour venir en aide aux enfants à travers un programme d’éducation d’urgence, notamment en distribuant 150 000 sacs d’écoliers, 2000 kits de fournitures et 50 classes en préfabriqués.

« Il est essentiel que les enfants affectés par le conflit puissent retourner à l’école au plus vite : cela pourra les aider à retrouver un peu de normalité », explique Dina Craissati, Conseillère régionale Education pour l’UNICEF à Amman.
 

Prendre en charge les enfants réfugiés dans les pays voisins

L’UNICEF travaille également avec les gouvernements et ses autres partenaires pour aider les plus de 65 000 enfants syriens en âge d’être scolarisés, réfugiés en Jordanie, au Liban, en Turquie ou encore en Irak. Le nombre d’enfants scolarisables déjà enregistrés ou en attente de l’être ne cesse d’augmenter.

En Jordanie, où l’année scolaire a débuté le 4 septembre, environ 17 000 enfants réfugiés syriens sont déjà scolarisés dans les écoles des communautés d’accueil. Les interventions de l’UNICEF et de ses partenaires couvrent les frais de scolarité, les fournitures, des espaces pour les classes et l’équipement des élèves et des salles de classe en prévision de l’hiver.
Dans le camp de réfugiés de Za’atari, près de la frontière jordano-syrienne, l’UNICEF travaille d’arrache-pied pour construire des espaces éducatifs temporaires qui pourront à terme accueillir jusqu’à 5000 enfants. Avec le soutien de l’UNICEF, le Ministère de l’Education a recruté plus de 120 professeurs et personnels administratifs qui seront formés pour intervenir dans le camp.

Au Liban , l’UNICEF fait tout pour que les plus de 30 000 enfants en âge d’aller à l’école parmi les populations affectées soient scolarisés : réhabilitation de 45 écoles, incitation aux inscriptions scolaires… La rentrée officielle a eu lieu le 24 septembre et à ce jour, plus de 3000 enfants réfugiés vont à l’école.

En Irak , deux camps de réfugiés accueillent les familles syriennes en fuite, soit plus de 30 000 personnes dont près de 6000 enfants. Dans le camp de Domiz, au nord, des travaux sont en cours pour agrandir l’école afin d’accueillir à terme 1200 élèves. Par ailleurs, onze écoles utilisées comme abris ont été réhabilitées et des espaces supplémentaires ont été adaptés. Dans le camp d’Al-Qaim, à l’ouest, en préparation de la rentrée qui aura lieu prochainement, des professeurs ont reçu une formation de soutien psycho-social, et des fournitures ont été préparées pour 1000 élèves.
 

Manque de financements

Maria Calivis, directrice régionale de l’UNICEF pour le Moyen-Orient et Afrique du Nord, a appelé à une mobilisation de fonds supplémentaires pour déployer ces interventions d’éducation d’urgence. « Le manque de financements compromet l’impact du travail de l’UNICEF. C'est maintenant que nous avons besoin du soutien de la communauté internationale. »

L’UNICEF a besoin de 30,5 millions d’euros pour ses programmes d’urgence en Syrie, au Liban, en Jordanie, en Turquie et en Irak. Face à la détérioration de la situation, ce montant devrait être revu à la hausse…

 

 

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