Syrie : cinq enfants tués par des tirs de roquette sur une école primaire

Publié le 09 janvier 2020

Alors que la guerre en Syrie approche de sa dixième année, les enfants du pays continuent à payer le tribut d’un conflit sanglant et meurtrier.

En Syrie, la guerre se poursuit depuis près de dix ans et le début de l’année 2020 montre avec acuité à quel point les enfants en sont les premières victimes. Le mercredi 1er janvier, cinq enfants âgés de 6 à 13 ans sont morts, tués par des tirs de roquette sur une école primaire située à Sarmin, dans la région d’Idlib, au nord-ouest du pays. Si le Nouvel an est d’ordinaire le symbole d’un renouveau, les familles de Syrie en semblent privées. « La moindre étincelle d’espoir est trop souvent soufflée par des actes de violence qui brisent le cœur », déplore la directrice générale d’UNICEF Henrietta Fore.

Protéger les enfants de la violence et du froid

La réalité dans ce pays rendu exsangue par une décennie de conflits, c’est que chaque jour 4500 enfants sont contraints de fuir leur maison pour tenter de trouver un refuge. Pour nombre d’entre eux, ces déplacements sont devenus récurrents. Au cours des trois dernières semaines, pas moins de 140 000 enfants ont dû quitter leur foyer en urgence car la violence qui s’abat sur Idlib prend une insupportable ampleur. Les lieux fréquentés par des civils, dont des enfants, sont régulièrement visés : en 2019, les représentants des Nations unies ont constaté des attaques sur 145 écoles et 82 hôpitaux. Et avec les températures hivernales, la morsure du froid se fait sentir encore plus durement pour les enfants propulsés sur les routes.

Sur le terrain, les équipes d’UNICEF font tout ce qui est en leur pouvoir pour protéger les enfants de la violence, du chaos et du froid, en dépit des obstacles. Dans la région d’Idlib, nous apportons des vêtements d’hiver, des couvertures et de l’eau potable. Nous avons mis en place des consultations de santé ainsi qu’un soutien éducatif et psychosocial pour aider au mieux les plus vulnérables à traverser cette période difficile.

Ce travail que nous menons au quotidien est indispensable. Mais il n'est pas suffisant. Tant que la Syrie ne connaîtra pas la paix, il n’y aura pas d’avenir sur le long terme pour les enfants du pays. De nouveau, UNICEF appelle les parties prenantes à cesser les attaques à l’encontre des enfants et des infrastructures qui leur permettent de vivre. Et nous comptons sur la générosité du plus grand nombre pour nous aider à apaiser les souffrances des enfants en Syrie.

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