Syrie : pour les enfants, l’horreur continue

Publié le 31 mai 2012 | Modifié le 09 septembre 2015

Récemment encore, des enfants de moins de 10 ans assassinés… L’Unicef s’indigne et porte secours à tous ceux qui ont fui : ils sont plus de 54 000 Syriens, dont la moitié d’enfants, a avoir trouvé refuge en Jordanie, au Liban, en Turquie ou en Irak. Reportage à la frontière turque.

Un dessin d’enfant représentant des tanks et des soldats tirant sur les maisons et, à terre, un homme mort baignant dans son sang qui se répand sur le sol…
Un autre montrant un père, une mère et un enfant sur le point d'être enterrés, leurs blessures marquées à l'encre rouge…
Le témoignage d’un garçon de 16 ans qui a perdu deux de ses amis dans une manifestation à laquelle il s’était rendu avec sa classe… [Voir la vidéo]

Ces enfants réfugiés en Turquie portent non seulement le poids du passé, mais aussi celui de l'anxiété de ce qui peut arriver aux amis et à la famille restés en Syrie.

L’Unicef agit… Mais manque de fonds

L’Unicef, aux côtés du HCR et des gouvernements des pays accueillant des réfugiés, continue autant que possible à leur apporter aide, soutien, éducation, protection, eau potable, etc. Cependant, seulement 2,66 millions d’euros sur les 5,98 millions nécessaires avaient été reçus début mai. Davantage de fonds sont nécessaires pour permettre à l’Unicef et ses partenaires d’étendre leurs programmes afin d’atteindre tous les enfants ayant besoin d’aide dans la région. Pour soutenir les actions de l’Unicef, vous pouvez faire un don, merci.

L'Unicef s'indigne

Depuis le début du conflit en Syrie, l’UNICEF a publié plusieurs déclarations pour s’indigner du sort des enfants.

« Combien faudra-t-il encore voir d’enfants mourir ? Les appels répétés à la protection des enfants par toutes les parties au conflit en Syrie sont restés lettre morte. Mais nous devons continuer d’exprimer notre indignation devant le meurtre d’innocents, en particulier les enfants et les femmes, comme cela a été rapporté dans le village d’Al-Qubair de la région d’Hama. L’UNICEF réitère son appel une fois de plus : épargnez et protégez les enfants qui ne sont en rien responsables de la violence, et ne doivent pas en être les victimes. »
Anthony Lake, directeur général de l’UNICEF, 9 juin 2012

« L’Unicef est indigné après le dernier meurtre de 32 enfants âgés de moins de dix ans, confirmé par les observateurs des Nations Unies, et par les centaines de blessés dans le village de Houla, près de la ville de Homs. (…). Un tel massacre ne peut demeurer impuni. Nos plus sincères condoléances vont aux familles syriennes qui ont tellement souffert au cours de ces 15 derniers mois de tourmente. »
Sarah Crowe, porte parole de l'UNICEF, 26 mai 2012

Dans une précédente déclaration, le 13 février 2012, l'Unicef s'était déjà alarmé du sort des enfants dans le conflit syrien, déplorant un bilan de 400 morts depuis mars 2011, et d’actes inacceptables : enfants blessés et n’ayant pas accès à des soins médicaux, enfants emprisonnés arbitrairement, soumis à des actes de tortures, y compris à des actes de nature sexuelle…