Syriennes en exil : « Nous avons tout laissé »

Publié le 17 janvier 2013 | Modifié le 19 septembre 2018

Elles ont fui la Syrie sous les bombes vers la Jordanie, trouvant refuge au camp de Zaatari ou chez des proches. Préoccupées par le devenir de leurs enfants et leur propre sort au milieu d’un conflit qui déchire leur pays depuis bientôt deux ans, ces femmes déracinées racontent leur histoire à la caméra de l’UNICEF France.

Asma : « Tout pour mes enfants »
Asma (tous les prénoms ont été modifiés), 42 ans, 7 enfants. Originaire de Deraa, la grande ville syrienne proche de la Jordanie, elle se confie à l'Unicef France depuis le camp de réfugiés de Zaatari, au nord du royaume hachémite. Elle raconte les bombardements en Syrie, les conditions de vie très difficiles dans le camp, la chaleur de l'été, le froid glacial de l'hiver et sa volonté de tout faire pour aider ses enfants.
 

Zeinah : « Nous avons tout laissé derrière nous »

Zeinah, 38 ans, 6 enfants. Originaire de Deraa, elle a accepté de raconter son histoire à l'Unicef France à Mafraq, au nord de la Jordanie, où elle a pu s'installer après avoir fui les violences dans son pays. Elle revient sur le début des heurts en Syrie, les menaces proférées à l'encontre de sa famille, les bombes, son départ précipité, l'arrivée en Jordanie, sa souffrance et celle de ses enfants.
   

 
Iman, réfugiée syrienne en Jordanie : « De plus en plus froid »
 
Iman, 14 ans. Originaire de la capitale syrienne Damas, cette adolescente a souhaité s’exprimer devant la caméra de l'Unicef France depuis le camp de réfugiés de Zaatari, au nord de la Jordanie. Elle évoque la destruction de sa maison en Syrie, les proches assassinés, la séparation avec sa famille, la longue marche vers la Jordanie, le froid qui s’immisce partout la nuit dans cette zone semi-désertique et l'école, dans le camp.
 

 
 
Hania : « Terrible pour les enfants »
 
Hania, 46 ans, 3 enfants. Originaire de Deraa en Syrie, cette professeur dans le primaire a bien voulu revenir sur les événements de ces derniers mois pour l'Unicef France depuis la ville de Ramtha, à 5 kilomètres de la frontière. Elle raconte les bombardements en Syrie, les proches blessés, la séparation avec sa famille, les effets des violences sur ses élèves et la solidarité des Jordaniens.
 

Une météo catastrophique

Les pires conditions météo vues ces dix dernières années en Syrie, en Jordanie, en Irak et au Liban aggravent encore la situation des réfugiés syriens. Confrontées à des fortes pluies, à la neige et à des températures inférieures à zéro degré, les familles souffrent, comme dans le camp de Zaatari, au nord de la Jordanie. Des tentes et des espaces récréatifs pour enfants ont été inondés, tandis que les vêtements chauds manquent pour les 55 000 réfugiés, dont la moitié sont des enfants.

En Syrie, le personnel de l’UNICEF témoigne également de l’extrême précarité des personnes déplacées, fragilisées par les conditions climatiques. D’autant que, comme le souligne Dominique Hyde, la représentante de l’UNICEF en Jordanie, « les ressources collectées en 2012 sont déjà épuisées. » Plus que jamais, l’aide de tous est nécessaire

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