Tanzanie : l'UNICEF soutient la lutte contre le paludisme

Publié le 08 août 2004 | Modifié le 31 mars 2016

Lors de sa première visite en qualité d’Ambassadeur itinérant de l’UNICEF, le célèbre pianiste chinois Lang Lang a déclaré que la Tanzanie offre un bel exemple dans la démonstration de moyens mis en œuvre par les gouvernements et les communautés locales dans la lutte contre le paludisme. Une maladie qui tue plus d’un million de personnes chaque année, en majorité des enfants de moins de cinq ans qui vivent en Afrique subsaharienne.

Durant sa visite de quatre jours en Tanzanie, M . Lang Lang axera ses activités sur la lutte contre le paludisme et d’autres maladies liées à l’enfance ainsi que  la sensibilisation de la communauté internationale à ces problèmes. La Tanzanie s’efforce de protéger ses six millions d’enfants en recherchant des solutions qui soient viables même dans les communautés les plus pauvres du pays.

« Le peuple tanzanien m’a montré que la solution à long terme du problème du paludisme se trouve là où il effectue ses ravages, dans la communauté », a constaté M. Lang Lang au cours de sa tournée de quatre jours dans le pays avec l’UNICEF. « Mais les communautés locales ont besoin que leur gouvernement national et les donateurs internationaux leur fournissent les outils nécessaires contre la maladie. Nous devons renforcer nos alliances contre le paludisme pour assurer un meilleur avenir aux enfants. »

 « Ces communautés redoutent le paludisme, premier tueur de jeunes enfants en Afrique, a-t-il dit, mais elles ont prouvé qu’en intervenant de manière originale et à l’échelle de la communauté, on peut alléger considérablement le bilan ».

L’une de ces interventions consiste en un système de « coupons », grâce auxquels les femmes enceintes et les jeunes mères peuvent acheter des moustiquaires imprégnées d’insecticide à un prix rendu abordable par des subventions. Ce système a prouvé son efficacité dans la lutte contre le paludisme au niveau de la communauté, pour les jeunes enfants en particulier. 

Dans le district de Hai, M. Lang Lang a visité le village de Rundugai, où il a pu participer à une journée/santé du village au cours de laquelle des moustiquaires imprégnées (traitées à l’insecticide) ont été remises aux mères et enfants qui « ont veillé à la bonne santé » de leurs enfants et de leurs proches.  Les villageois lui ont raconté de vive voix leurs succès contre le paludisme.

Le paludisme est responsable du décès d'un enfant sur quatre dans le monde. Si une partie de ces décès est due aux résistances aux traitements classiques, certains pourraient être évités par des mesures simples, efficaces et actuellement disponibles. Des moustiquaires imprégnées d’insecticide,
par exemple, peuvent diminuer le nombre de décès d’au moins 20%. Par ailleurs, il existe un médicament antipaludique efficace à 100% contre la maladie : les combinaisons d’artémisinine. Ces solutions, cependant, restent hors de portée de la vaste majorité des personnes démunies dans le monde.

L’UNICEF et ses partenaires soutiennent des programmes de lutte contre le paludisme afin d’atteindre les objectifs fixés dans le développement du millénaire. Si tous les enfants africains de moins de 5 ans dormaient sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide, dont le coût ne dépasse pas 4 dollars, on pourrait éviter près de 500 000 décès d’enfants chaque année.

L’initiative Faire reculer le paludisme, mise en route en 1998, permet à l’OMS, l’UNICEF, la Banque mondiale, le PNUD et d’autres partenaires, d’associer leurs efforts contre la maladie. 

Les interventions menées spécifiquement pour venir en aide aux jeunes enfants et aux femmes comprennent :

Prise en charge des cas de paludisme – Accès rapide au traitement (en moins de 24 heures), surtout pour les jeunes enfants, en leur administrant des médicaments antipaludiques le plus près possible de leur domicile.

Moustiquaires traitées à l’insecticide – Veiller à ce que les jeunes enfants et les femmes enceintes dorment la nuit sous des moustiquaires correctement traitées à l’insecticide.
Dans ce contexte, l’UNICEF s’efforce avec ses partenaires d’atteindre les objectifs fixés tout en veillant à la répartition des ressources nécessaires en provenance des secteurs privé et public et  les organisations non gouvernementales. L’UNICEF travaille étroitement avec les gouvernements et la communauté dans la perspective d’optimiser l’information auprès des populations sur des questions touchant ce sujet crucial.

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