Toujours un million de déplacés

Publié le 21 septembre 2009 | Modifié le 24 décembre 2015

Au Pakistan, 1,65 millions de personnes ont déjà pu retrouver leurs domiciles mais les combats entre Talibans et armée continuent dans certaines zones. De nombreuses familles ne peuvent toujours pas rentrer chez elles.
 

Des écoles qui rouvrent, des villes qui renaissent. Environ 1,65 millions de personnes déplacées ont déjà pu retrouver leurs régions du nord du Pakistan. Dans les districts de Swat ou Buner, des familles ont regagné leurs maisons depuis le début du processus de retour le 13 juillet dernier.

Mais les combats entre forces gouvernementales et Talibans menacent toujours les civils dans certaines zones. Des milliers de personnes fuient notamment aujourd’hui la passe de Khyber, au nord ouest du pays. Il est toujours difficile d’estimer précisément le nombre de nouveaux déplacés mais ils seraient aujourd’hui entre 56 000 et 84 000 à avoir quitté cette zone. Ce qui porte à environ 1,03 million le nombre de Pakistanais vivant aujourd’hui dans des camps ou des communautés d’accueil.

Protéger les enfants

L’Unicef a déployé des travailleurs humanitaires dans les districts de Swat et Buner, dans lesquels retournent depuis plusieurs mois les déplacés. Mais, dans les camps et les communautés d’accueil, il faut également continuer à fournir de l’eau, des vivres, des soins aux familles vulnérables. Près de 600 000 personnes déplacées ont pour l’heure accès à l’eau potable dans les camps et les communautés d’accueil. Des milliers d’enfants souffrant de malnutrition aiguë sont également pris en charge par l’Unicef. Et des écoles primaires ont été mises en place dans près de 20 camps. Il faut continuer d’œuvrer pour que les nouveaux déplacés, qui arrivent de la passe de Khyber, bénéficient des soins essentiels.

Les personnes déplacées, et notamment les enfants, ont également besoin de protection. Certains enfants, au moment de fuir les combats, ont perdu la trace de leurs proches. Plusieurs centaines de jeunes séparés de leurs parents ou orphelins ont ainsi déjà été pris en charge par l’Unicef, qui s’assure que leur famille éloignée s’occupe correctement d’eux. Ils ont accès aux soins essentiels et à une aide psychosociale. Certains de ces enfants portés disparus par leurs parents ont déjà pu être ramenés à leurs familles.

Soutenir nos actions