Un nouveau rapport révèle l'ampleur des crises alimentaires

Publié le 22 avril 2020

Le rapport mondial sur les crises alimentaires, publié aujourd'hui, révèle l'ampleur des crises alimentaires, le COVID-19 présentant de nouveaux risques pour les pays vulnérables.

Bruxelles/New York/Paris/Rome, le 20 avril 2020  - Aujourd'hui, une alliance internationale d'agences onusiennes, gouvernementales et non gouvernementales travaillant à s'attaquer aux causes profondes de la faim extrême a publié une nouvelle édition de son rapport mondial annuel sur les crises alimentaires.

Principales conclusions du rapport mondial

Le rapport du Réseau mondial contre les crises alimentaires indique qu'à la fin de 2019, 135 millions de personnes dans 55 pays et territoires connaissaient une insécurité alimentaire aiguë* (IPC/CH phase 3 ou supérieure).

En outre, dans les 55 pays en crise alimentaire couverts par le rapport, 75 millions d'enfants souffraient d'un retard de croissance et 17 millions d'émaciation en 2019.

C'est le plus haut niveau d'insécurité alimentaire aiguë* et de malnutrition documenté par le Réseau depuis la première édition du rapport en 2017.

En outre, en 2019, 183 millions de personnes ont été classées en état critique (IPC/CH Phase 2) – risquant de souffrir de malnutrition aiguë (IPC/CH Phase  ou plus) si elles sont confrontées à un choc ou à un facteur de stress, comme la pandémie du COVID-19.

Plus de la moitié (73 millions) des 135 millions de personnes couvertes par le rapport vivent en Afrique ; 43 millions vivent au Moyen-Orient et en Asie ; 18,5 millions vivent en Amérique latine et dans les Caraïbes.

Les principaux facteurs à l'origine des tendances analysées dans le rapport sont les conflits (le facteur clé qui a poussé 77 millions de personnes dans l'insécurité alimentaire aiguë), les conditions météorologiques extrêmes (34 millions de personnes) et l’instabilité économique (24 millions).

* L'insécurité alimentaire aiguë est l'incapacité d'une personne à s’alimenter en quantité suffisante mettant sa vie ou ses moyens de subsistance en danger immédiat. Elle s'appuie sur des mesures internationalement reconnues de la faim extrême, telles que la Classification intégrée de la sécurité alimentaire par phase (IPC) et le Cadre harmonisé. Elle est plus grave que la faim chronique, comme l'indique chaque année le rapport annuel des Nations unies sur l'état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde. La faim chronique est lorsqu'une personne est incapable de consommer suffisamment de nourriture sur une période prolongée pour maintenir un mode de vie normal et actif.

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