Une journée contre la violence envers les adolescentes

Publié le 30 septembre 2014 | Modifié le 29 décembre 2015

Comme chaque année depuis 3 ans, la Journée internationale de la fille est célébrée le 11 octobre. Le thème de cette édition : la lutte contre la violence à l’encontre des adolescentes, trop répandue dans le monde, parfois même banalisée.

La violence physique, sexuelle et psychologique affecte les filles et les adolescentes dans des proportions saisissantes. Elle menace en premier lieu leur santé et leur bien-être, compromet leur développement et leur potentiel et impacte leurs communautés tout entières.
 
C’est pour cela que la Journée internationale de la fille 2014, célébrée partout dans le monde le 11 octobre, sera consacrée cette année à briser le cycle de violence envers les adolescentes.

Des droits largement ignorés

Le droit des adolescentes d’être protégées contre toutes les formes de violence et de discrimination est garanti par la Convention sur les droits de l’enfant et la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes. Pourtant, ces droits sont souvent méconnus par les adolescentes elles-mêmes.
 
Par exemple, selon le rapport « Hidden in Plain sight » de l’UNICEF paru en septembre 2014, la moitié de toutes les adolescentes pensent qu’un époux est en droit de frapper sa femme en certaines circonstances. Et cela a des conséquences : on estime qu’un quart des filles de 15 à 19 ans ont été victimes de violence physique et qu’une fille sur 10 a été victime de violence sexuelle à un moment dans sa vie.
 

Des conséquences sur le long terme

 
Les conséquences de ces violences sont nombreuses et dramatiques. Les adolescentes qui en sont victimes sont susceptibles de souffrir de blessures physiques sur le long terme. Ces violences peuvent également être la source de dépression ainsi que de transmission de maladies, comme le VIH/sida.
 
Par ailleurs, le stress induit par ces violences et abus peut mener à de grandes difficultés à l’école, voire à l’échec scolaire, ce qui compromet l’avenir et l’insertion sociale des jeunes filles. Cela nuit finalement à la société tout entière.
 

La nécessité d’une prise de conscience collective

 
Afin de mettre un terme à ce cycle de violence envers les adolescentes, nous devons agir collectivement pour donner à ces filles le savoir, les compétences et les ressources dont elles besoin pour atteindre leur plein potentiel. Cela passe, entre autres, par l’accès à l’éducation des filles, mais aussi des garçons qui sont également concernés par cet enjeu.
 
Pour cela, une prise de conscience collective est nécessaire. Les gouvernements, mais aussi les communautés, les parents, le secteur privé et le secteur associatif  doivent non seulement protéger les adolescentes contre toute forme d’abus, mais aussi favoriser leur plein développement et l’acquisition d’une autonomie réelle qui leur sera nécessaire pour construire leur avenir. Les hommes et les garçons ont un rôle essentiel à jouer dans le refus et l’abolition des violences à l’encontre des filles et des femmes. Seul un engagement mondial pourra permettre aux adolescentes de s’épanouir et de revendiquer leurs droits.

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