Une Rohingya de 14 ans raconte comment l’UNICEF l’a rendue plus forte

Publié le 03 avril 2018 | Modifié le 03 avril 2018

Pour permettre aux jeunes filles rohingyas de développer leur potentiel, l’UNICEF les forme à différents métiers afin qu’elles deviennent autonomes et mieux préparées face aux difficultés.

Golbahar n’a que 14 ans, mais elle a très vite dû endosser une vie d’adulte. Comme des centaines de milliers de Rohingyas, elle a fui dans la précipitation son village au Myanmar en raison du nettoyage ethnique dont son peuple est la cible. Avec la crise des Rohingyas, les enfants ont été placés au cœur des massacres : certains ont assisté au meurtre de leurs parents, et des jeunes filles ont fait l’objet de viols en réunion.

Des enfants privés d’avenir

À 14 ans, Golbahar vit dans un camp de réfugiés surpeuplé au Bangladesh. Les enfants y vivent dans la boue, et l’épouvantable quotidien est fait d’ordures et de déjections à même le sol. Pour les enfants et les familles qui ont connu un périlleux exode, le sentiment d’abandon est immense. Comment envisager l’avenir, comment avoir le sentiment que la vie d’un enfant compte dans de telles conditions ? Acculées, les familles ont parfois recours à des stratégies nocives pour leurs enfants. Dès l’âge de 12 ans, des fillettes sont mariées dans l’espoir qu’elles seront ainsi à l’abri d’agressions et de violences.

Face aux besoins immenses des Rohingyas, l’UNICEF est en action pour les enfants, dans le domaine de la santé, de l’éducation, de la nutrition mais aussi de la lutte contre les mariages précoces. Mais au-delà de l’urgence, il s’agit aussi d’offrir à des enfants comme Golbahar des raisons d’espérer. Pour y parvenir, des programmes dédiés encouragent les jeunes à devenir des acteurs de leur propre vie.

« Je me sens plus forte »

Rencontres avec d’autres jeunes dans des Espaces amis des enfants, fabrications d’objets du quotidien, lecture de poésie… En donnant aux enfants et aux adolescents des outils et des occasions de sortir de leur sombre quotidien, l’UNICEF les aide à se projeter dans le futur et à faire face aux difficultés du présent.

Pour Goldbahar, l’épanouissement est passé par une formation. Au sein même du camp de réfugiés, elle a appris à coudre des serviettes hygiéniques. Et cela a changé sa vie : « Quand j’utilise ma machine à coudre, je me sens heureuse et forte », assure-t-elle. La jeune fille a progressivement pris conscience de sa valeur et sait désormais qu’elle peut agir sur sa propre existence. « Le succès vous rend plus fort, affirme-t-elle avec détermination. C’est comme quand j’apprends à mon petit frère et à ma petite sœur à parler anglais et arabe. Je me sens plus forte parce que je les aide à se construire eux-mêmes. »

Aidez les enfants rohingyas à bâtir leur propre futur. Faites un don à l’UNICEF.

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