UNICEF France lance une campagne de mobilisation citoyenne pour mettre fin à l’enfermement des enfants

Publié le 03 mai 2019

Pour la première fois, UNICEF France lance une campagne de mobilisation citoyenne afin de mettre un terme à l’enfermement administratif des enfants sous toutes ses formes. Alors que le nombre d’enfants enfermés augmente fortement depuis plusieurs années, UNICEF France rappelle aux autorités que, quel que soit son statut migratoire ou celui de ses parents, un enfant ne devrait jamais être enfermé.

En 2018, en France métropolitaine, 208 enfants ont été enfermés dans des centres de rétention. Ils étaient 1221 à Mayotte. En 2019, ça continue ! UNICEF France rappelle un principe essentiel : l’enfermement d’un enfant au motif du statut migratoire de ses parents constitue une violation des droits de l’enfant et est strictement contraire au principe de l’intérêt supérieur de l’enfant.

Vous avez la clé

Déjà condamnée à 6 reprises par la Cour Européenne des Droits de l’Homme, la France continue d’enfermer des enfants : les préfets de Moselle, de Paris, du Doubs et de Meurthe-et-Moselle totalisent à eux seuls 55 % des enfermements. Afin de mettre un terme à ces pratiques iniques et de favoriser l’élaboration d’une loi en ce sens, UNICEF France invite le plus grand nombre à se mobiliser. Première étape : interpeller le préfet de Moselle, qui a enfermé le plus grand nombre d’enfants l’année dernière, pour qu’il renonce à placer ces enfants en rétention. « En appelant les citoyens à se mobiliser à nos côtés, afin qu’il puisse être mis fin à une violation des droits de l’enfant, nous pourrons décupler notre impact et peser significativement pour que la situation change », affirme Jean-Marie Dru, président d’UNICEF France.

Un traumatisme à vie

Cette campagne vise à alerter l’ensemble des pouvoirs publics, préfets, parlementaires, ministère de l’Intérieur, sur les effets traumatiques et les conséquences désastreuses que l’enfermement engendre sur les enfants. Pour contribuer à cette prise de conscience, une vidéo sonore reproduit les sons qu’un enfant est amené à entendre jour et nuit lors de son enfermement.
« L’enfermement est une bombe à retardement car psychologiquement, il dure toute la vie. Il n’y a pas de bonne façon d’enfermer un enfant. L’enferment est un trauma grave. Un enfant enfermé, on altère tous ses développements y compris les développements cérébraux et biologiques », explique Boris Cyrulnik, neuropsychiatre et membre du Comité de parrainage d’UNICEF France.

C’est pour éviter que de nouveaux enfants connaissent les traumatismes de l’enfermement et en portent les séquelles à vie qu’UNICEF France et ses partenaires associatifs s’engagent et rappellent aux autorités qu’un enfant n’a ni sa place en zone d’attente, ni sa place en rétention. Point.

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