Vols humanitaires suspendus

Publié le 22 juin 2010 | Modifié le 31 mars 2016

Par manque de fonds, l’Onu est contrainte de stopper ses vols humanitaires dans trois pays d’Afrique de l’ouest.

La Guinée, la Sierra Leone et le Liberia seront affectés par la suspension des vols humanitaires. Le service aérien humanitaire des Nations Unies (UNHAS) est géré par le Programme alimentaire mondial (PAM) qui n'a pas réussi à lever les 2,5 millions de dollars (soit plus de 2 millions d’euros) nécessaires pour continuer les vols jusqu'à la fin de l'année.

 

En 2008, l'UNHAS a transporté plus de 360 000 passagers et 15 000 tonnes de cargaison dans 16 pays avec 58 appareils affrétés. Parmi les passagers, 60% des passagers travaillaient pour des agences des Nations Unies, 30% pour des organisations non gouvernementales et les 10% des passagers étaient des donateurs ou des journalistes. Ce service a été mis en place à la demande du comité de gestion de haut niveau de l'Onu en 2003.

 

Des zones inaccessibles

Certaines zones des pays concernés restent inaccessibles par voie terrestre (insécurité, routes non-praticables) et le personnel humanitaire dépend entièrement de l'UNHAS pour ses déplacements. Sans ces vols, les travailleurs humanitaires sont dans l'incapacité de fournir des soins médicaux, de la nourriture, de l'eau potable ou d'autres formes d'assistance vitales aux personnes vulnérables. L'Onu ne sera pas en mesure d'assurer les évacuations de sécurité et médicales des travailleurs humanitaires.

 

Pour les agents de l’Unicef dans ces trois pays, dont le travail sera forcément affecté, la mobilisation continue. A l’Unicef Guinée, « le plaidoyer   continue  malgré  tout  auprès  de  donateurs  potentiels.  Des rendez-vous  seront pris dans les prochains jours avec certaines ambassades pour essayer de mobiliser de nouvelles ressources pour UNHAS ».

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