Il est urgent de protéger les enfants réfugiés et migrants

Publié le 11 septembre 2015 | Modifié le 19 septembre 2018

L’UNICEF appelle instamment les dirigeants européens à traduire leurs nouveaux engagements pour les réfugiés et les migrants en actions pour les enfants.

New York, le 11 septembre 2015 – L’UNICEF accueille avec satisfaction le renforcement des engagements des dirigeants européens en faveur des réfugiés et des migrants – des engagements qui doivent maintenant enclencher une action rapide de la part de tous les États membres de l’Union européenne afin de protéger pleinement les enfants.

Jusqu’à présent pour l’année 2015, les enfants représentent un quart de l’ensemble des demandeurs d’asile en Europe. Au cours des six premiers mois de l’année, 106 000 enfants sont venus chercher refuge au sein de l’Union européenne. Pour la plupart, ils viennent de Syrie, d’Irak et d’Afghanistan. Ce chiffre est supérieur de près de 75 pour cent à celui de 2014.

« Protéger les enfants réfugiés et migrants des dangers, en particulier à l’approche de l’hiver, doit être au cœur de l’intervention européenne, » a déclaré Yoka Brandt, directrice générale adjointe de l’UNICEF, en amont d’une réunion clé de l’Union européenne qui se déroulera lundi afin d’aborder les prochaines étapes de la gestion de la crise des réfugiés et des migrants. « Tous ces enfants, qui ont déjà tant souffert, ont le droit à la protection et à la dignité. Il est temps maintenant de faire de ces droits une réalité. »

Parmi les actions urgentes à mettre en place pour les enfants, il est fondamental de :

  • préserver l’unité familiale, à chaque instant, en s’appuyant sur les programmes de recherche des familles et de regroupement familial, mis en place pour les enfants qui arrivent sans accompagnement ou qui ont été séparés des leurs au cours de leur voyage,
  • veiller à ce que les procédures d’asile placent systématiquement le meilleur intérêt de l’enfant au centre des priorités,
  • apporter un appui et des conseils professionnels aux enfants et à leurs familles, dans le respect des droits de l’enfant, quel que soit son statut juridique, à chaque étape du processus,
  • assurer un investissement financier suffisant dans les systèmes, moyens et services de protection de l’enfance pour que ces garçons et ces filles puissent recevoir l’appui de spécialistes de l’aide à l’enfance compétents, avec un niveau de qualité égale à celui dont bénéficient les enfants de tous les États membres,
  • poursuivre les efforts pour réduire la menace des passeurs et les autres risques. Tous les enfants, en particulier ceux qui ne sont pas accompagnés ou ceux qui sont séparés de leur famille, sont vulnérables face à l’exploitation, la violence et la maltraitance tout au long du voyage jusqu’au pays de destination, 
  • mettre sur pied des programmes de réinstallation et créer des centres d’accueil axés sur le bien-être de l’enfant, assurant notamment la fourniture de soins de santé et de services d’éducation ainsi que des activités ludiques ; apporter aux enfants l’accompagnement nécessaire au soulagement des traumatismes endurés au cours de leur périple.

Tandis que les mesures de protection et de soins donnés aux enfants s’intensifient à leur arrivée en Europe et tout au long de leur traversée de l’Union, la communauté internationale doit continuer à apporter son aide en faveur de l’action humanitaire et des initiatives pour le développement dans les pays d’origine de ces enfants. Elle doit également poursuivre les efforts visant à mettre un terme aux conflits et à lutter contre la pauvreté, cette pauvreté que tant de familles fuient avec peu d’autres choix que celui d’entreprendre un voyage au péril de leur vie, en quête de sécurité et d’un avenir meilleur.

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