L’UNICEF exhorte les dirigeants à traduire en actions les engagements d’investissement en faveur des enfants

Publié le 16 juillet 2015 | Modifié le 25 septembre 2015

New York / Addis Abeba, 15 juillet 2015 – En clôture de la 3e Conférence internationale sur le financement du développement, l’UNICEF a lancé un défi à la communauté internationale : concrétiser ses promesses d’investissement pour l’enfance et la jeunesse en actions pour réduire les inégalités et donner sa chance à chaque enfant.

L’UNICEF salue le fait que la Conférence d’Addis Abeba reconnaisse « qu’investir dans l’enfance et la jeunesse est essentiel pour un développement inclusif, équitable et durable ». Cela représente un changement significatif de perception des enfants : de bénéficiaires passifs des dépenses sociales, ils sont perçus comme des acteurs essentiels de la croissance et du développement.

L’UNICEF soutient également la reconnaissance par la Conférence de « l’importance vitale de la promotion et de la protection des droits de tous les enfants, et la garantie qu’aucun d’eux n’est laissé de côté ». Cela devra servir de socle aux négociations finales portant sur l’agenda post-2015 et les Objectifs de Développement Durable (ODD).

« Ici à Addis Abeba, les membres des Etats ont accepté une feuille de route globale pour financer le développement qui reconnait plus fortement que les accords précédents, qu’investir pour l’enfance est au cœur de la croissance durable et inclusive » a déclaré Yoka Brandt, directrice exécutive adjointe de l’UNICEF. « Le calendrier d’actions d’Addis Abeba met particulièrement en avant l’équité, et la prise en compte des plus vulnérables. Conjuguée avec les ODD, qui donnent la priorité aux intérêts de l’enfant et à l’équité, nous avons maintenant une nouvelle base, solide, pour construire un monde digne des enfants. »

Cependant, l’UNICEF met en garde contre tout excès d’optimisme et appelle la communauté internationale à construire sur les engagements pris à Addis Abeba en :

- Priorisant les investissements dans les services universels de base comme l’éducation, la protection sociale, la santé, la vaccination, l’eau et l’assainissement et la protection de l’enfance ;

- Identifiant et ciblant les groupes et communautés présentant les plus grands besoins ;

- Mobilisant progressivement des ressources supplémentaires pour remédier à la pénurie de financements dans certains domaines prioritaires des ODD ayant des impacts massifs sur les enfants comme la nutrition, la protection et la petite enfance ;

- Améliorant le suivi et l’analyse des dépenses liées à l’enfance, notamment en documentant la part attribuée aux groupes ou domaines ayant le plus d’incidences sur la privation des enfants.

« Nous devons faire en sorte que les enfants les plus vulnérables et défavorisés soient au cœur des ODD et de la mobilisation des financements nécessaires pour atteindre ces objectifs, » a ajouté Yoka Brandt. « Nous avons une occasion unique de traduire les engagements et les promesses de manière concrète. De transformer la rhétorique en résultats tangibles pour tous les enfants. »

 

A suivre sur Twitter