Orlando Bloom en Ukraine pour l'UNICEF

Publié le 04 mai 2016 | Modifié le 04 mai 2016

Ambassadeur itinérant de l’UNICEF, Orlando Bloom effectue une visite dans la zone de conflit armé de l’Ukraine pour souligner l’importance de l’éducation pendant les situations d’urgence.

Un nouveau rapport révèle qu’un quart des enfants de la planète en âge d’être scolarisés vivent dans des pays touchés par des crises

4 Mai 2016 – Orlando Bloom, Ambassadeur itinérant de l’UNICEF, s’est rendu dans l’est de l’Ukraine, dans la zone de conflit armé, pour sensibiliser l’opinion à la crise mondiale de l’éducation à laquelle sont confrontés les enfants lors des situations d’urgence humanitaire.

Orlando Bloom a visité des salles de classes touchées par des tirs d’obus à seulement trois kilomètres de la ligne de front du conflit qui a éclaté il y a plus de deux ans. Environ 580 000 enfants ont un besoin urgent d’aide humanitaire, plus de 230 000 ayant été obligés d’abandonner leurs foyers. À peu près un établissement scolaire ou école maternelle sur cinq de la région a été endommagé ou détruit et environ 300 000 enfants ont besoin d’une aide immédiate pour pouvoir continuer leur scolarité.

Ce voyage s’est déroulé alors que les conclusions d’une nouvelle étude montrent que près d’un quart des enfants de la planète en âge d’être scolarisés – 462 millions – vivent aujourd’hui dans des pays touchés par une crise.

« J’ai rencontré des enfants comme Liana, 11 ans, qui se sont cachés dans le sous-sol de leur école pendant presque deux semaines, par un temps glacial, sans lumière ou chauffage, alors que, au-dessus, les tirs d’artillerie détruisaient les classes », a dit Orlando Bloom qui avait effectué un premier déplacement en 2007 pour se rendre compte de l’action de l’UNICEF. « Aujourd’hui, après avoir survécu aux expériences les plus terrifiantes que la vie puissent leur infliger, tout ce qu’ils veulent, c’est retrouver la sécurité et la routine scolaire et préparer leur avenir. »

La proposition L’éducation ne peut pas attendre, rédigée par l’Overseas Development Institute (ODI) et commandée par un large éventail de partenaires parmi lesquels figure l’UNICEF, révèle que près d’un enfant sur six – soit 75 millions – parmi ceux vivant dans des pays touchés par des crises qui sont d’âge préscolaire à ceux qui sont en âge de fréquenter le seconde cycle de l’enseignement secondaire (3-18 ans) sont considérés comme ayant un besoin urgent de soutien scolaire. Pourtant, en moyenne, seulement 2 % des appels portant sur l’aide humanitaire internationale sont consacrés à l’éducation. 

Dans moins de trois semaines, lors du tout premier Sommet humanitaire mondial, à Istanbul, un nouveau fonds sans précédent, L’éducation ne peut pas attendre, sera mis en place pour permettre à chaque enfant en difficulté pendant les situations d’urgence d’accéder à l’apprentissage. Il a pour but de réunir d’ici cinq ans près de 4 milliards de dollars pour aider 13,6 millions d’enfants ayant besoin d’être scolarisés dans les situations d’urgence, cela avant de venir en aide à 75 millions d’enfants d’ici 2030.

« L’éducation change les vies pendant les situations d’urgence », a dit Josephine Bourne, responsable des programmes de l’éducation à l’UNICEF. « Aller à l’école met les enfants à l’abri de préjudices comme la traite ou le recrutement dans des groupes armés et constitue un investissement essentiel en faveur de l’avenir des enfants et de leurs communautés. Pour la communauté internationale, il est temps que l’éducation constitue un élément essentiel des interventions humanitaires de base et une priorité aux côtés de l’eau, de la nourriture et de l’hébergement. »

Dans l’est de l’Ukraine, et pendant les situations d’urgence du monde entier, l’UNICEF fonctionne vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour faire reprendre aux enfants leurs études, pour les maintenir en sécurité et pour assurer leur avenir. Jusqu’à présent, l’UNICEF a appuyé la réparation et la remise en état de 57 écoles dans l’est de l’Ukraine et a assuré la distribution à des centaines de milliers d’enfants des fournitures indispensables comme des manuels scolaires, des bureaux et des crayons ainsi qu’un soutien psychosocial et des cours de rattrapage scolaire. L’UNICEF a également touché près de 280 000 enfants avec des informations sur les risques posés par les mines antipersonnel et les munitions non explosées qui sont éparpillées dans les communautés se trouvant à proximité de la ligne de front.   

« Pour trop d’enfants de l’est de l’Ukraine, le simple fait de se rendre à l’école à pied peut mettre fin à leurs jours ou se traduire par des blessures qui changeront à jamais leur vie », a dit Giovanna Barberis, Représentante de l’UNICEF en Ukraine. « Depuis le début de la crise, plus de 55 000 mines antipersonnel, obus et autres munitions non explosées ont été découverts et éliminés et nous savons que ceci n’est que la partie émergée de l’iceberg. Notre objectif est de garantir que chaque enfant puisse se rendre en classe, étudier et jouer en toute sécurité. »

Pendant le temps qu’il a passé dans l’est de l’Ukraine, Orlando Bloom a également rencontré des écoliers et des écolières qui reçoivent un soutien psychosocial de la part de psychologues épaulés par l’UNICEF qui les aident à se remettre des expériences difficiles qu’ils ont vécues pendant le conflit. 

« L’éducation donne aux enfants de l’est de l’Ukraine les éléments de base qui leur permettent de reconstruire leur vie dans un environnement sûr et favorable », a dit Orlando Bloom. « Chaque enfant se trouvant dans une situation d’urgence mérite la juste chance d’un avenir prometteur. »

Dans le monde, plus de 37 millions d’enfants du primaire et du premier cycle de l’enseignement secondaire ne sont pas scolarisés et des établissements scolaires sont en permanence forcés de fermer à cause de conflits ou de catastrophes naturelles, plaçant ainsi des millions d’enfants supplémentaires en situation de risque. Pour la seule Syrie, plus de 6 000 écoles sont inutilisables, ayant subi des attaques, étant occupées par l’armée ou transformées en abri d’urgence. Au nord-est du Nigeria et au Cameroun, plus de 1 800 écoles ont été fermées à cause de la crise et en République centrafricaine, touchée par un conflit, un quart des écoles ne fonctionnent pas.

L’éducation ne peut pas attendre – un fonds pour l’éducation en situations d’urgence

L’éducation ne peut pas attendre – un fonds pour l’éducation en situations d’urgence est en train d’être mis en place par un large éventail de partenaires dont l’UNICEF, l’Envoyé spécial de l’ONU pour l’éducation, des gouvernements, le HCR et le Partenariat mondial pour l’éducation. Il est conçu pour rechercher des fonds auprès des pays, des régions et au niveau international afin d’assurer l’accès à l’éducation pour les enfants qui ont absolument besoin d’aide dans les situations d’urgence. La proposition L’éducation ne peut pas attendre – un fonds pour l’éducation en situations d’urgence a été rédigée par l’Overseas Development Institute (ODI). Le rapport a été demandé par l’UNICEF, la Norvège, le Royaume-Uni et les États-Unis à la suite du Sommet d’Oslo sur l’éducation pour le développement. Ce rapport a bénéficié du soutien technique et de services de consultation de la part d’un large éventail d’organisations et de praticiens avec la supervision du Directeur général de l’UNICEF, Anthony Lake, de la présidente du Conseil d’administration du partenariat mondial pour l’éducation, Julia Gillard, et l’Envoyé spécial des Nations Unies pour l’éducation mondiale, Gordon Brown.