Présidentielle 2017 : Marine Le Pen, Emmanuel Macron, que ferez-vous pour les enfants ?

Publié le 25 avril 2017 | Modifié le 26 avril 2017

L’UNICEF France alerte sur le respect des droits de l’enfant : le projet de Marine Le Pen va à l’encontre du droit international et du devoir de protection auquel la France est tenue. Les engagements pris par Emmanuel Macron pour une politique globale de l’enfance et de la jeunesse devront être précisés et honorés.

L’UNICEF France a fait 8 propositions aux candidats à l’élection présidentielle et, avec la campagne « Enfant avant tout », a réaffirmé que l’enfance est un droit. L’UNICEF a pu rencontrer les équipes de François Fillon, Benoît Hamon, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon tandis que Marine Le Pen a répondu par une fin de non-recevoir.

En France, 5e puissance mondiale, la pauvreté des enfants ne baisse pas depuis la crise de 2008, les chances de s’épanouir, d’apprendre, de réussir ne sont pas les mêmes pour tous et les inégalités s’accentuent. L’école de la République ne parvient pas à résorber les inégalités sociales, des enfants vivent toujours en bidonville avec un accès plus que précaire aux services de base auxquels ils ont droit, les mineurs non accompagnés sont plus que jamais exposés à la violence et à l’errance. Face à cet inquiétant constat, l’UNICEF France a émis 8 propositions, afin que l’équité soit au cœur de toute décision concernant les enfants.

A Marine Le Pen, qui n’a pas souhaité rencontrer les équipes de l’UNICEF, le Fonds des Nations unies pour l’enfance rappelle qu’un enfant est avant tout un enfant : il doit être considéré comme une personne vulnérable et ses droits doivent être respectés. Ce ne sont pas des « délinquants », des « mendiants », des « migrants », mais des enfants que la France s’est engagée à protéger au niveau du droit international. Le projet de Marine Le Pen va de ce point de vue à l’encontre des engagements internationaux de la France. En effet, la notion de préférence nationale que la candidate entend inscrire dans la Constitution si elle est élue, est contraire au principe de non-discrimination, que sous-tend la Convention internationale des droits de l’enfant. L’UNICEF sera donc extrêmement vigilant en cas de victoire du Front National.

L’UNICEF France attend d’Emmanuel Macron s’il est élu, que la promesse d’une politique globale de l’enfance et de la jeunesse soit effective dès les premiers mois du quinquennat. En effet, seule une vision partagée couvrant toutes les dimensions - éducation, santé, accès à la culture et aux loisirs, justice et protection - permettra de rendre réel le principe d’égalité pour chaque enfant, chaque jeune en France. C’est une question de volonté politique.

Parce que pour vivre ensemble, il faut pouvoir grandir ensemble, des solutions nouvelles sont à inventer, associant les enfants eux-mêmes, pour un accès effectif à leurs droits fondamentaux.

Retrouvez la campagne « Enfant avant tout » et les 8 propositions sur :
www.unicef.fr/enfants 2017