Soudan du Sud : Les enfants représentent un cinquième des décès dus au choléra

Publié le 08 juillet 2015 | Modifié le 29 décembre 2015

Pour l’UNICEF , l’école joue un rôle majeur pour éviter la propagation de la maladie

JUBA/ NAIROBI, 7 Juillet 2015 – A ce jour, plus de 700 cas de choléra ont été signalés à Juba et Bor, entraînant 32 décès – un sur cinq concerne des enfants de moins de 5 ans, a indiqué aujourd’hui l’UNICEF. Insistant sur le rôle de l’éducation dans l’endiguement de l’épidémie de choléra au Soudan du Sud, notre organisation travaille avec les enfants et les enseignants dans tout le pays pour sensibiliser aux moyens d’empêcher la propagation de la maladie.

« Le choléra est une maladie mortelle qui touche les jeunes enfants de façon démesurée », a déclaré le représentant de l’UNICEF au Soudan du Sud, Jonathan Veitch. « L’une des manières les plus efficace de lutter contre cette épidémie est de fournir aux écoliers l’information et les outils nécessaires afin qu’ils se protègent ainsi que leurs familles »

En Equatoria Central, lieu de l’épidémie, élèves et enseignants des écoles situées près des zones les plus à risques ont convié l’UNICEF à leur rendre visite afin d’informer sur les principaux facteurs de risques. Quelque 1340 élèves et 30 enseignants ont déjà bénéficié de ces informations vitales, et 150 écoles sont ciblées.

L’UNICEF et ses partenaires, dont l’OMS et le Ministère de la Santé, travaillent ensemble dans tout le pays pour mettre les écoles au cœur du dispositif de réponse. Elèves et enseignants sont sensibilisés aux mesures d’hygiène, comme le lavage des mains au savon et la manipulation de la nourriture. Dans les espaces d’accueil de l’UNICEF, les enfants ont été formés pour transmettre ces bons gestes à leurs familles et à leurs communautés – une mesure importante au Soudan du Sud où 70% des adultes ne savent ni lire ni écrire. L’UNICEF et ses partenaires diffusent également des messages de prévention contre le choléra et animent des émissions sur 19 stations de radio, et proposent des affiches dans les écoles et les lieux publics.

De plus, l’UNICEF répond à l’épidémie de choléra par le renforcement des services de santé, la distribution de savon aux communautés, la mise en place de campagnes de vaccination dans les sites de protection des civils, et la formation de volontaires, d’enseignants et de chefs religieux à la prévention et à la détection rapide de la maladie.

Jonathan Veitch prévient que si l’épidémie actuelle se propage à d’autres zones, et notamment dans celles affectées par le conflit, le manque de services sanitaires fonctionnels pourrait entrainer des pertes humaines considérables. Actuellement, 184 services de santé ont fermé ou ont été détruits dans les zones de conflit.

« C’est une course contre la montre pour empêcher la propagation du choléra au-delà du Nil, surtout en saison pluvieuse. Notre priorité désormais est d’atteindre les enfants les plus vulnérables qui ont besoin d’eau potable et de vaccination. »

L’UNICEF au Soudan du Sud a besoin de 4,6 millions de dollars afin de financer son intervention d’urgence contre le choléra, pour les 6 prochains mois.

Pour davantage d'informations sur la situation des enfants au Soudan du Sud, vous pouvez consulter le site de l'UNICEF au Soudan du Sud

 

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