Yémen : le nombre de cas de choléra explose

Publié le 01 juin 2017 | Modifié le 09 juin 2017

Mise à jour au 8 juin 2017 - Le nombre de cas possibles de choléra au Yémen vient d'augmenter à 100 000. La situation épidémique s'aggrave. L'UNICEF et l'OMS concentrent leurs efforts sur les zones les plus à risques pour stopper la propagation de la maladie.
Plus d'infos à venir.

New York / Sanaa, 31 mai 2017 - Au cours des dernières 72 heures, le nombre de cas possibles de choléra au Yémen a augmenté de 10 000 pour atteindre un total de 65 300. Plus de 1 000 enfants enfants souffrant de diarrhée aigue sont signalés dans les établissements de santé chaque jour. En seulement un mois, le cholera a emporté au moins 532 personnes, dont 109 enfants. Ces chiffres ne représentent que les cas vérifiés et les chiffres actuels devraient augmenter.

Pour répondre à cette épidémie, l'UNICEF a envoyé 3 avions transportant plus de 40 tonnes de fournitures d'urgence (médicaments, sels de réhydratation orale, kits pour maladies diarrhéiques, et fluides pour intraveineuse) pour traiter plus de 50 000 patients. Mais les besoins continuent d'augmenter, et les médicaments et autres matériels médicaux indispensables sont en quantité limitée.

« La situation au Yémen est au bord de la catastrophe. Les systèmes d'eau, d'assainissement et de santé se sont effondrés. Plus de 27 millions de Yéménites assistent impuissants à une implacable catastrophe humanitaire. Les premières victimes de cette tragédie créée par l'Homme sont les personnes les plus vulnérables du pays - les enfants » a déclaré Meritxell Relaño, la représentante de l'UNICEF au Yémen. « La communauté internationale doit soutenir des investissements à long terme dans les services sociaux comme l'eau et l'assainissement. Faute de quoi, les flambées de maladie mortelle frapperont à nouveau et feront de nombreuses victimes. »

Avec des stations d’épuration à peine fonctionnelles, les eaux usées et les ordures non collectées s’amassent dans des zones résidentielles et contaminent les sources d'eau. Les deux tiers de la population du Yémen n'ont pas accès à de l'eau potable. La moitié des établissements de santé du pays ne fonctionnent pas et le personnel médical n'est pas payé depuis plus de 8 mois. Avec un système de santé déjà affaibli, le Yémen est complètement submergé par l'ampleur de l'urgence du choléra.

L'UNICEF et ses partenaires travaillent sans relâche pour répondre à l'épidémie et ont apporté leur soutien à plus de 200 centres de réhydratation orale à travers le pays où les patients font l'objet d'un dépistage et reçoivent des soins médicaux immédiats. L'UNICEF soutient également les centres de traitement de la diarrhée pour les cas les plus sévères.

L'UNICEF aide à fournir de l'eau potable chlorée et à désinfecter les puits, les camions citernes et les réservoirs de stockage d'eau. Les ménages ont reçu des informations relatives à l'hygiène de base, ainsi que des pastilles de purification d’eau et des kits d'hygiène contenant des savons et de la lessive en poudre. 

 

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