Enfants rohingyas et malnutrition : comment l'UNICEF s'y prend pour y remédier

Publié le 24 octobre 2018 | Modifié le 24 octobre 2018

Dans les camps de réfugiés rohingyas au Bangladesh, l’accès à la nourriture n’est pas toujours facile pour les enfants et leur famille : les plus jeunes en souffrent et sont parfois laissés de côté, ce qui met en péril leur avenir.

Quand on se déplace dans les allées boueuses des camps où vivent les réfugiés rohingyas au Bangladesh, on est forcément frappé par le nombre d’enfants de toutes tailles qui arpentent les collines et les passages étroits entre les tentes. Le sol humide et glissant n’empêche pas les garçons de jouer au football (les filles sont malheureusement souvent obligées de rester cloîtrées) et c’est aux endroits où ont lieu les distributions d’eau potable et de nourriture que l’on retrouve la plus grande concentration d’activité. Derrière cette effervescence, l’UNICEF s’efforce aussi d’agir pour les enfants que l’on ne voit pas.

Aller à la rencontre de chaque enfant

Sous les tentes, des enfants sous-alimentés luttent pour survivre. Privés des nutriments essentiels à leur développement et à leur croissance, ces enfants encourent des risques à long terme pour leur santé. C’est de l’un de ces enfants qu’une volontaire de l’UNICEF s’est occupée. Amina Akhter, 18 ans, fait partie des 250 bénévoles rohingyas qui interviennent au sein même des camps pour venir en aide aux réfugiés. Sa mission consiste notamment à parcourir le camp de Balukhali pour y repérer les enfants de moins de cinq ans présentant des signes de malnutrition.

Quelques jours après avoir commencé ses patrouilles, elle a croisé la route d’Aseea et Robina, des jumelles âgées de six mois. Leur mère, Fatema Begum, n’a pu emmener que l’une de ses filles au centre de santé mis en place par l’UNICEF. C’est en discutant avec Fatema qu’Amina a compris qu’un bébé encore plus mal en point attendait sous une tente quelque part dans le camp. Amina a pu aider la mère à transporter l’autre nourrisson jusqu’au centre de santé. Les jumelles souffraient toutes deux de malnutrition aigüe sévère, ce qui peut laisser d’importantes séquelles sur le développement physique et mental d’un enfant. Sans traitement approprié, la mort peut survenir.

Nourrir les enfants sur le long terme

Parmi les enfants rohingyas réfugiés au Bangladesh, on estime que ce la malnutrition aigüe sévère touche 3% des enfants de moins de cinq ans. C’est un chiffre heureusement inférieur aux premières estimations. Mais il reste néanmoins assez élevé pour que l’on y prête attention. En 2018, près de 50 000 enfants seront pris en charge par l’UNICEF. « Après un an d’intervention dans l’urgence, nous avons pu mettre en place des structures, explique la responsable de l’équipe de nutrition de l’UNICEF Saira Khan. Notre approche est à présent fondée sur l’idée de mobiliser la communauté et d’aider les réfugiés à répondre aux besoins nutritionnels de leurs enfants, dans l’immédiat comme sur le long terme. »

Dans des camps de réfugiés, l’eau potable est souvent en quantité limitée et il est difficile de trouver des aliments variés et nourrissants. Sur le terrain, l’UNICEF fournit aux enfants qui en ont besoin les nutriments nécessaires pour qu’ils se développent et connaissent une bonne croissance. Avec nos bénévoles issus des communautés réfugiées, nous nous assurons que les Rohingyas eux-mêmes participent aux solutions apportées à la crise et soient formés. Fidèles à nos valeurs, nous fournissons aux enfants les moyens de bâtir leur avenir.

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