Un couple de testateurs au Niger pour voir le travail de l'UNICEF

Publié le 07 septembre 2018 | Modifié le 18 septembre 2018

Au cours du mois de juillet, Michelle et Jocelyn, qui ont inscrit l’UNICEF dans leur testament, ont pris part à une mission au Niger pour découvrir le travail mené par notre organisation en faveur des enfants les plus vulnérables.

Valises bouclées, toutes les formalités administratives effectuées, Michelle et Jocelyn sont prêts à s’envoler pour le Niger. Ce n’est pas du tourisme qui les amène à Niamey : pendant quelques jours, ce couple de sexagénaires retraités va observer de près les actions entreprises par l’UNICEF auprès des enfants du pays. Malnutrition, éducation, santé, manque d’accès à l’eau potable et à l’hygiène… La mission est conçue pour que Michelle et Jocelyn aient la vision la plus complète possible de la situation des enfants au Niger.

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Des échanges riches avec les villageois

Dans chaque village où il passe, le couple est accueilli avec liesse par des villageois et des enfants. « Nous avons rarement vu une telle concentration d’enfants, témoigne Michelle dans son carnet de bord. Un accueil ‘d’invités’ nous était réservé à chaque fois. » Dans ces communautés, les programmes mis en place par l’UNICEF pour lutter contre la malnutrition ont fait leurs preuves : les mères ont pu faire la comparaison et constater que les enfants nourris suivant les conseils de l’UNICEF sont en meilleure santé.

Les agents de l’UNICEF s’efforcent en outre de former les mères pour qu’elles s’approprient les bonnes pratiques et deviennent à terme autonomes. L’objectif poursuivi est de s’assurer que tous les maillons de la chaîne prennent part à la solution. Des cours de cuisine sont ainsi mis en place, s’appuyant sur les aliments locaux.

Les ravages de la malnutrition

C’est en pénétrant dans un hôpital où sont pris en charge les enfants souffrant de malnutrition que les deux Français ont pris conscience de l’ampleur des besoins. Dans un bâtiment vétuste, des dizaines de lits sont alignés contre les murs dans une pièce immense. « Quand les enfants arrivent, le médecin fait les premiers soins, il leur donne de l’eau et évalue l’état de gravité de la malnutrition en prenant des mesures », explique Michelle. Elle observe avec tristesse qu’il n’y a malheureusement que trois infirmières pour 93 enfants.

Sur chacun des matelas, trois enfants écrasés par la chaleur doivent partager la même couche, faute de place. Plusieurs n’ont même plus la force de se nourrir et sont alimentés par une perfusion. Les mères, inquiètes, dorment sur place, assises près de leurs enfants. Dans de telles conditions sanitaires, les maladies contagieuses se répandent très vite d’un enfant à l’autre. « Nous avons croisé les regards des enfants, se souvient Michelle. Ils avaient l’air apeurés ou absents… Mais il y a aussi de la vie. Ils luttent. »

« On dira à tous nos amis à quoi servent les dons »

Face à une telle situation, Jocelyn est resté sans voix : « Je suis très surpris, car je croyais que la malnutrition n’existait plus au Niger », confie-t-il. Malgré ces difficultés, des lueurs d’espoir apparaissent. « Le personnel médical est vraiment très courageux. Avec très peu de moyens, ils parviennent à faire avancer les choses. En rentrant, on va expliquer à tous nos amis à quoi servent les dons et ce que fait l’UNICEF au Niger. »

Au terme de leur mission d’observation, le couple est prêt à dresser le bilan : « Le fait d’être sur le terrain nous a permis de voir les résultats », témoigne Michelle. Au fur et à mesure de la semaine, on a pu voir les progrès accomplis. » Jocelyn abonde : « Nous avons vraiment été surpris par l’ampleur du travail de l’UNICEF sur le terrain. D’emblée, nous avons été très à l’aise, avec les équipes de l’organisation comme avec les enfants. Les enfants ne trichent pas : on a échangé avec eux une émotion sincère. »

Le couple repart vers Paris, convaincu d’avoir fait le bon choix : « On sait que le legs qu’on a fait à l’UNICEF sera d’une grande utilité. Finalement, c’est nous qui partons plus riches de ce que nous avons vu et vécu. Nous emportons tous ces visages dans nos cœurs. »

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