Quand les pays riches laissent tomber leurs enfants les plus pauvres

On n’en parle certainement pas assez et pourtant c’est la réalité : malgré les richesses dont ils  disposent, de nombreux pays développés laissent de côté les enfants issus de milieux défavorisés. Dans sa neuvième édition, le rapport Innocenti fait le classement des 24 pays les plus riches du monde, en fonction de l’égalité qu’il y a, ou non, entre les enfants vivant sur leur territoire.

2 commentaires
Publié le vendredi 03 décembre 2010
Modifié le vendredi 18 février 2011
Quand les pays riches laissent tomber leurs enfants les plus pauvres
Tous les pays de l’OCDE* sont capables de réduire la pauvreté des enfants vivant sur leur sol.
x


De
À

 

 

En s’appuyant sur des critères liés à la santé, à l’éducation et au bien-être matériel, le rapport démontre que bon nombre d’enfants souffrent encore de grandes inégalités dans les pays riches européens, mais aussi au Canada, aux États-Unis, en Australie, au Mexique, au Japon, au Chili, en République de Corée et en Nouvelle-Zélande. Le rapport pose la question suivante : jusqu’à quel point les nations riches sont-elles prêtes à laisser pour compte leurs enfants les plus défavorisés ?

Le rapport montre que  des pays comme la France ou la Belgique laissent se creuser le fossé entre les enfants dans une mesure bien plus significative que d’autres pays : les disparités qui s’installent entre les enfants ont des conséquences très graves, non seulement sur leur développement personnel, pour les plus défavorisés d’entre eux, mais aussi sur les économies et les sociétés.

Ce rapport a une intention claire. Il s’agit de mesurer le fossé entre l’enfant considéré comme « normal », sans difficulté particulière  et l’enfant qui se situe au bas de l’échelle. À travers trois dimensions de leur vie (bien-être matériel, réussite scolaire et santé physique), le rapport montre pour la première fois que l’on peut évaluer les performances des pays.

 

Les enfants souffrent directement des disparités dont ils font l’objet

 

La majorité des données qui figurent dans le neuvième bilan Innocenti met en garde sur le fait que les plus lourdes conséquences d’un revers économique ont tendance à s’abattre sur les familles les plus fragiles, et en particulier sur leurs enfants. « Dans les périodes difficiles, les enfants les plus pauvres devraient être les premiers à bénéficier d’une protection, non les derniers à être pris en considération ».

Le bilan se termine sur une note positive. D’après Gordon Alexander, le directeur du centre Innocenti, à Florence (Italie), tous les pays de l’OCDE* sont capables de réduire la pauvreté des enfants vivant sur leur sol. « Le fait que des pays font mieux que d’autres montre que le modèle de l’inégalité peut être brisé et que lorsque que le processus d’exclusion est identifié tôt, on peut prévenir la chute. »

*Organisation de coopération et de développement économique

2 commentaires

caro1.0

les enfants des pays pauvres

les pays pauvres sont les plus défavorisés et laissés pour compte.

Bruno Terriou

Droits de l'Enfant

Dommage que je n'ai pas les mots suffisamment forts qui pourraient accrocher le comité des droits de l'enfant.

Si nous pouvions œuvrer tous ensemble pour la reconnaissance des droits de l'enfant et pour que les enfants puissent bénéficier de garanties supplémentaires en étant mieux protéger par les faits qu'ils puissent invoquer leurs droits devant le comité.

Le plus beau des cadeaux pour certains enfants est un grand STOP au placement abusif et au retrait et de leurs liens parentaux et de fratrie, à cause des dysfonctionnements des services sociaux qui ne respectent pas la Convention des Droits de l'Enfant et agissent à leur bon vouloir, considérant que leur position est la plus forte, oubliant de surcroît que nos enfants ont des droits

Mais je ne peux pas non plus omettre, les mauvais parents, les mauvais traitements, je suis conscient que cela existe.

Un enfant à besoin de ces deux parents de ses liens parentaux car l'amour qu'il partage, il le donne a ses deux parents ainsi qu’à ses frères et sœurs.

Mais aujourd'hui nos enfants ne peuvent pas invoquer leurs droits devant le Comité des droits de l'enfant alors que l'on devrait accorder une plus grande autonomie au comité pour que les états membre œuvrent réellement pour les intérêts supérieurs de nos enfants