Anas, 12 ans, Yémen : « Je n’ai pas d’autres choix que de travailler pour aider ma famille »

Publié le 16 juillet 2021

Anas, âgé de 12 ans, vit à Taizz, dans le sud-ouest du Yémen. Il devrait être à l’école, pourtant, il travaille pendant 11 heures comme métallurgiste et utilise des machines dangereuses qui mettent en danger sa santé et sa sécurité.

« Après la mort de mon père, j’ai dû quitter l'école et travailler parce que nous n’avions personne sur qui compter. Je suis le plus âgé alors je n’avais pas d’autres choix pour aider ma mère et mes frères. Je travaille le fer, je le peins, je le grave », raconte Anas, 12 ans.

C’est un travail éreintant que doit faire Anas tous les jours pour soutenir sa mère et permettre à ses frères de continuer à aller à l’école.  Après six ans de conflit au Yémen, ce sont les enfants qui continuent de payer le plus lourd tribut pour une guerre dont ils ne sont pas responsables.

Anas, âgé de 12 ans, vit à Taizz, dans le sud-ouest du Yémen et travaille comme métallurgiste pour aider sa mère et ses frères.

Le maintien des enfants à l’école crucial pour leur avenir

L’accès à l’éducation est un droit fondamental pour chaque enfant et permet de les protéger de toutes formes d’abus et d’exploitation. C’est un des moyens qui leur permet de sortir du cycle de pauvreté et de désespoir afin de renouer avec leurs rêves.  Pourtant, l’histoire d’Anas n’est pas isolée. Le nombre d’enfants dont l’éducation est perturbée au Yémen pourrait atteindre 6 millions en raison des violences des conflits, de la pauvreté, des dédommagements des écoles mais aussi de la pandémie de Covid-19.

Yémen, la pire crise humanitaire 

À ce jour, la crise au Yémen est la pire crise humanitaire au monde. Deux tiers de la population du pays – soit 20,7 millions de paersonnes au total – ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence

Faites un don à UNICEF France pour soutenir nos actions au Yémen.