Comores : briser le tabou de la violence faite aux enfants

Publié le 08 décembre 2005 | Modifié le 31 mars 2016

Le rapport a constaté qu'en plus d'être victimes de violences physiques et psychologiques, un nombre alarmant d'enfants subissait des agressions sexuelles. La majorité des agressions documentées avait lieu dans le cadre familial et impliquait de proches parents. L'âge moyen des victimes était de 13 ans.

Sur l'île de Mohéli, la plus petite de l'Union des Comores qui compte 13 000 habitants, 142 victimes ont été interviewées. Plus de la moitié de ces enfants âgés de 14 à 16 ans avaient été victimes d'agression sexuelle. 6% des victimes de moins de 13 ans avaient été violées.

Selon Fatima Bacar, directrice de la « Cellule d'écoute », un centre de soutien psychologique appuyé par l'UNICEF qui s'occupe des enfants victimes de violence et d'agressions sexuelles, 20 enfants au minimum ont été victimes de viol sur l'île d'Anjouan cette année, plusieurs d'entre eux de la part de maîtres d'école coranique.

Les violences contre les enfants sont un sujet tabou dans la société comorienne et de nombreuses familles ne rapportent pas les incidents qui se produisent. Souvent, les parents d'une victime préfèrent « s'arranger » avec la famille de l'agresseur.

De concert avec des organisations de la société civile comorienne comme la Fondation comorienne des Droits de l'homme, l'UNICEF des Comores essaie d'attirer l'attention des autorités locales sur ces problèmes et de créer un environnement qui assure une meilleure protection aux enfants.

 

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