Cyclone Pam au Vanuatu : l'un des pires de l'histoire du Pacifique, l'UNICEF sur place

Publié le 14 mars 2015 | Modifié le 31 mars 2016

Un très violent cyclone tropical a frappé l'archipel de Vanuatu, dans le Pacifique Sud, dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 mars. L'UNICEF est en train d'intervenir pour porter assistance aux personnes affectées.

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Le super-typhon tropical Pam s'est abattu sur Vanuatu la nuit du vendredi 13 mars et tôt le lendemain matin, après avoir frappé les Iles Salomon. La tempête a atteint son pic d'intensité vendredi dans la nuit, avec des vents atteignant dans l’œil du cyclone 250 à 270km/h, et des rafales jusqu'à 340 km/h.
 
Les lignes électriques ont été détruites et les possibilités de communication limitées mais Alice Clements, Spécialiste Communication pour UNICEF Pacifique, originaire de Nouvelle Zélande, a témoigné depuis Port Vila où elle est basée : "Il est évident que le super cyclone Pam dans sa force maximale est bien pire que ce que les prévisions annonçaient. Il est certain que ce sera une catastrophe pour les habitants de Vanuatu." "J'ai vu les portes coulissantes de mon hôtel de trois étages être entièrement soufflées, c'était terrifiant, a-t-elle dit. Nous avons des informations non confirmées sur des victimes sur les îles les plus éloignées, mais nous attendons des confirmations officielles - si c'est le cas, c'est une très triste nouvelle."

Isabelle Austin, Représentante adjointe du bureau UNICEF Pacifique Sud témoigne également : "Nous avons un bureau à Port-Vila dont les fenêtres ont explosé. Les dommages provoqués par la catastrophe sont importants dans toutes les provinces du Vanuatu. Le cyclone a été d'autant plus destructeur qu'en dehors de la capitale les familles vivent dans des habitations faites de matériaux locaux très peu résistants. Nous sommes très inquiets sur l'ampleur des dégâts".
 
La violence du cyclone Pam a également été ressentie ailleurs dans les îles Salomon. Bien qu'il soit trop tôt pour l'affirmer, les premiers rapports indiquent que cette catastrophe météorologique pourrait être l'une des pires de l'histoire du Pacifique. La puissance même de la tempête, ajoutée au fait que les communautés n'étaient pas prêtes à faire face, pourrait avoir des conséquences dévastatrices pour des milliers de personnes dans la région.
 
La priorité de l'UNICEF est désormais de s'assurer que les personnes affectées aient un endroit où se réfugier, étant donné qu'elles seront nombreuses à voir leur maison complètement détruites ou sujettes à d'immenses dégâts. Il faut aussi s'attendre à des dommages importants sur les structures et les abris, ce qui pourrait entraîner le déplacement temporaire d'un grand nombre d'enfants et leurs familles. Les écoles servant souvent de centre d'évacuation, l'éducation risque d'être grandement impactée. Autre grande inquiétude : l'accès à de l'eau propre et potable. Les coupures d'électricité auront des conséquences dramatiques sur l'accès à l'eau qui pourrait venir à manquer très rapidement. Les maladies liées à l'eau résultant des suites d'une tempête sont également une grande préoccupation.
 
L'UNICEF travaille avec les Bureaux de gestion des catastrophes nationales de Vanuatu pour appuyer la réponse. Les îles Fidji et Salomon ont offert leur soutien à la réponse d'urgence, en particulier dans les secteurs de l'eau, l'assainissement et l'hygiène, la nutrition, la santé, l'éducation, et la protection.
 
Lisez le témoignage d'Isabelle Austin, représentante adjointe du bureau UNICEF Pacifique Sud, sur la situation humanitaire au Vanuatu.