L'UNICEF poursuit son aide humanitaire au Nigéria malgré l'attaque d'un convoi

Publié le 01 août 2016 | Modifié le 05 octobre 2016

L’UNICEF continue de fournir l’aide humanitaire nécessaire aux millions d’enfants affectés par le conflit au nord-est du Nigéria, malgré l’attaque perpétrée jeudi 28 juillet dernier, contre un convoi humanitaire. 

Abuja, Nigeria/Paris, le 29 Juillet 2016 – En raison de l’attaque, dans laquelle un membre du personnel de l’UNICEF a été blessé, les déplacements du personnel de l’UNICEF dans des zones à hauts risques ont été temporairement suspendus. 

« Nous sommes au travail à pleine capacité à Maiduguri, la capitale de l'Etat de Borno », déclare la représentante de l'UNICEF au Nigeria, Jean Gough.
« Nous continuons à appeler à une augmentation des efforts pour avoir accès aux gens qui sont dans le besoin dans l'Etat. Nous ne pouvons pas laisser cette attaque cruelle nous détourner de plus de deux millions de gens qui ont besoin d'une aide humanitaire immédiate », explique-t-elle.

L’UNICEF a appelé ses donateurs et ses partenaires à renforcer la réponse à l’aide humanitaire face au désastre émergent dans l’Etat de Borno, région la plus affectée par le conflit avec Boko Haram. Avant l’attaque, les conditions de sécurité s’étaient améliorées dans plusieurs secteurs de la région. 

« Nos équipes ont désormais accès à des personnes vivant dans l’épicentre du conflit » ; explique Jean Gough. « La violence a perturbé l'agriculture et les marchés, détruit les stocks de nourriture et endommagé ou détruit les équipements de santé et d'alimentation en eau. Nous devons absolument joindre ces communautés », poursuit-elle.

L'UNICEF estime que 244 000  enfants vont souffrir de malnutrition aiguë cette année dans le seul Etat de Borno et que sans aide 1 enfant sur  5 va mourir.
Le Fonds des Nations unies pour l’enfance a fournit des services en matière de santé à 2  millions de personnes et a soigné 56 000 enfants dans les trois états du nord-est du Nigeria, les plus affectés par les violences de Boko Haram.
250 000  personnes ont aujourd’hui accès à l’eau potable, et près de 200 000  enfants sont retournés à l’école. 

Malgré la suspension provisoire des déplacements dans les zones à hauts risques, l’UNICEF prévoit d’augmenter sa réponse humanitaire dans l’Etat de Borno. Au début de l’année, l’UNICEF a lancé un appel de 55,5  millions de dollars pour répondre aux besoins humanitaires dans le nord-est du  Nigéria, mais n’a reçu à ce jour que 23  millions de dollars, soit 41 % des besoins. 

 

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